Home Accueil Un ancien recruteur des Urawa Reds parle de Kiyo Ueda : « Pour le moment, je préfère ne pas en faire trop… » | Tribu du football Japon

Un ancien recruteur des Urawa Reds parle de Kiyo Ueda : « Pour le moment, je préfère ne pas en faire trop… » | Tribu du football Japon

0 comments 51 views

Les joueurs japonais continuent de faire leur marque dans le football européen, et plus particulièrement aux Pays-Bas. Bernard Schuitemann, directeur technique du RKC Waalwijk, équipe de deuxième division néerlandaise, partage son regard d’expert sur les atouts et les spécificités culturelles de ces athlètes très prisés. Il met en avant notamment le talent de Kiyo Ueda, attaquant de l’équipe nationale nippone évoluant au Feyenoord Rotterdam.

Ancien recruteur pour les Urawa Reds en J-League, Bernard Schuitemann a récemment livré ses observations dans l’émission « De Maaskantine » de la chaîne néerlandaise « Sportnieuws.nl ». S’il reconnaît le potentiel de Kiyo Ueda, il souligne que le joueur de 27 ans doit désormais veiller à ne pas tomber dans l’excès. « Il travaille dur, sa qualité de passe, ses accélérations et ses déplacements dos au but sont excellents », a-t-il commenté. « Il est indéniablement plus fort qu’auparavant, mais il est maintenant à un stade où il doit faire attention à ne pas en faire trop. »

L’ancien pensionnaire du championnat belge et maintenant joueur de Feyenoord en Eredivisie est encore loin d’avoir atteint son plein potentiel. « Ueda a 27 ans, mais il a encore une marge de progression », assure M. Schuitemann. Selon lui, l’expérience acquise à un niveau plus élevé, notamment en Ligue des Champions de l’UEFA, sera déterminante pour le développement de l’attaquant : « Ueda gagnera en confiance et deviendra plus intelligent dans des rencontres comme celles de la Ligue des Champions de l’UEFA. »

Le directeur technique du RKC Waalwijk a également mis en lumière une caractéristique notoire des athlètes japonais : leur longévité physique. « Le corps des athlètes japonais décline plus lentement que celui des athlètes européens », explique-t-il. « De nombreux athlètes maintiennent une condition physique optimale même à 38 ou 40 ans. Cela est dû à leur mode de vie et à leur culture alimentaire. »

Une autre particularité réside dans la manière dont sont abordés certains aspects techniques, comme l’usage des deux pieds. M. Schuitemann illustre son propos : « Si l’entraîneur dit : ‘Frappons des murs avec les deux pieds pendant 40 minutes’, les joueurs japonais se taisent. Aux Pays-Bas, on demanderait : ‘Pourquoi devons-nous nous entraîner avec les deux pieds ?’ » Il observe que si cette discipline favorise l’avancée technique, elle peut aussi parfois freiner la créativité individuelle, une tendance à nuancer tout en reconnaissant l’impact culturel.

Fort de son expérience au Japon, Bernard Schuitemann évoque également les différences culturelles au sein des organisations sportives. « Aux Pays-Bas, nous prenons la parole lors des réunions, mais au Japon, nous avons tendance à ne pas nous opposer directement aux autres. Cela est en train de changer, mais culturellement, cela ne changera pas de sitôt », conclut-il, soulignant ainsi les nuances d’intégration et de management entre les deux cultures sportives.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.