Home International Un besoin dans sa revue – Portrait brûlant de la fille de la dépendance à la famille et de la maladie mentale | Films

Un besoin dans sa revue – Portrait brûlant de la fille de la dépendance à la famille et de la maladie mentale | Films

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Un film documentaire poignant, « Un besoin en elle », explore les méandres complexes de la relation mère-fille sur fond de troubles psychiques et d’addiction. La réalisatrice Myrid Carten y met à nu sa relation avec sa mère, Nuala, atteinte de trouble bipolaire et d’alcoolisme.

La vie de Myrid Carten et de sa famille est jalonnée par les errances de Nuala, dont la dépendance à l’alcool et le trouble bipolaire entraînent des disparitions fréquentes. Le film s’ouvre sur un appel téléphonique où la réalisatrice relate avoir aperçu sa mère dans les rues de Belfast, dans un état de détresse visible, mais reconnaissable à ses chaussures à talons hauts. Cette image contraste fortement avec celle de Nuala dans de vieilles archives, présentée comme une travailleuse sociale soignée et organisée, auteure d’un document d’orientation destiné à la police sur la gestion des victimes de violences domestiques.

Malgré les moments de sobriété où Nuala se révèle articulée, empathique et perspicace, son combat contre l’alcool, qui frappe également l’un de ses frères, domine. Un autre frère, affirmant être sobre, lutte contre un trouble mental non spécifié le rendant sujet à des accès de rage, soulignant ainsi les défis auxquels cette famille est confrontée.

C’est Nuala elle-même qui a offert un caméscope à Myrid adolescente, alimentant ainsi le fonds d’archives naturel de la réalisatrice. Le film intègre des images d’enfance, où de jeunes enfants rejouent des scènes de vie d’adultes alcoolisés, ainsi que des psychodrames familiaux orchestrés par Myrid et sa sœur. Ces scènes culminent avec une séquence saisissante où Nuala se met en scène, simulant la mort sur le bord d’une route de nuit, parée d’une veste en lapin, dans une mise en abyme troublante. Plus tard, Myrid fait du playback sur des enregistrements de sa mère parlant, une technique rappelant « The Arbor » de Clio Barnard, offrant un regard cru sur les abus et la culpabilité transgénérationnelle.

Si « Un besoin en elle » peut manquer d’une progression narrative plus prononcée, le film parvient à offrir un sentiment de clôture, notamment à travers un montage final puissant sur une performance musicale entraînante.

« Un besoin en elle » est à découvrir dans les cinémas britanniques et irlandais à partir du 10 octobre.

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