Publié le 2025-10-08 13:14:00. Un citoyen uruguayen a été inculpé aux États-Unis pour sa présumée implication dans un réseau de blanchiment d’argent lié aux enfants du président vénézuélien Nicolás Maduro. L’homme, interpellé en transit vers la République dominicaine, est désormais sous la juridiction américaine.
- Irazmar Carbajal est accusé d’avoir participé à un schéma visant à transférer des fonds illicites vers les États-Unis.
- L’enquête du FBI, ouverte en 2019, cible un réseau soupçonné de blanchir de l’argent pour la famille du dirigeant vénézuélien.
- Le partenaire présumé de Carbajal, Arick Komarczyk, activement recherché, résiderait au Venezuela.
L’Uruguayen Irazmar Carbajal fait face à des accusations aux États-Unis pour son rôle présumé dans un réseau de blanchiment d’argent potentiellement lié aux enfants du président vénézuélien, Nicolás Maduro. Selon les informations rapportées, Carbajal et son associé, Arick Komarczyk, faisaient l’objet d’une surveillance du FBI depuis 2019, suite à des soupçons concernant l’ouverture de comptes bancaires destinés aux enfants du dirigeant vénézuélien.
L’enquête du FBI suggère que Komarczyk aurait reçu des fonds provenant de particuliers et d’entreprises vénézuéliennes. Le rôle de Carbajal aurait consisté à faciliter le transfert de cet argent vers les États-Unis avant son dépôt. L’Uruguayen a été interpellé le 2 octobre alors qu’il voyageait de son pays natal vers la République dominicaine, avant d’être expulsé vers les États-Unis. Les autorités n’ont pas encore localisé Komarczyk, mais des indices suggèrent qu’il se trouverait au Venezuela.
Un rapport de Fox News a précisé qu’à la fin septembre, Carbajal et Komarczyk ont été inculpés en Floride pour des chefs d’accusation de blanchiment d’argent et de complot en vue de réaliser des transferts d’argent non autorisés. C’est dans ce cadre que leur lien avec la famille Maduro a été établi.
L’accusation spécifique portée contre Carbajal concerne le complot en vue de réaliser des transferts d’argent sans licence, comme l’a rapporté L’Observateur. Les autorités fédérales ont concentré leurs efforts sur les deux individus en 2019. Trois ans plus tard, une opération d’infiltration aurait permis de confirmer que l’Uruguayen et son associé avaient consenti à transférer 100 000 dollars, présumés issus de fonds sanctionnés appartenant à des membres du gouvernement vénézuélien.
D’après le journal uruguayen El Observador, Irazmar Carbajal vivait en République dominicaine depuis plusieurs années avant son arrestation. Dans ce pays, il est associé à plusieurs entreprises, notamment Alfa Marine Star, Alfa Energy et Trity RD, selon les registres de la Chambre de Commerce de Saint-Domingue et de l’Office National de la Propriété Industrielle.
Avant de s’établir en République dominicaine, Carbajal résidait à Baltasar Brum, une localité située dans le département d’Artigas, à l’extrême nord de l’Uruguay. Malgré son éloignement, Carbajal suivait de près la scène politique locale. En mars, il avait publiquement soutenu un candidat de la coalition de gauche Frente Amplio, Ryder Sequeira, pour la mairie de sa ville natale.
Sur son profil Facebook, Irazmar Carbajal arborait le logo d’Alfa Marine Star, l’une de ses sociétés. Les publications y faisaient souvent référence à des bateaux et des voiliers, présentés comme une « belle opportunité ». L’Uruguayen exprimait également son manque du carnaval, une fête emblématique de son pays, ainsi que son attachement pour l’équipe locale dont il est supporter, le club Tabaré del Norte.