Publié le 22 février 2026 à 21h20. Un phénomène apparu sur les réseaux sociaux, celui des personnes s’identifiant à des animaux, gagne du terrain à Cuba, suscitant curiosité et débats.
À Cuba, le phénomène des « thériens » – des individus qui ressentent une profonde identification psychologique ou spirituelle avec un animal, tout en reconnaissant leur humanité biologique – commence à se manifester, comme en témoignent des témoignages récents partagés sur les réseaux sociaux.
L’histoire a commencé avec une coiffeuse cubaine, connue sur Instagram sous le nom de @leuryzsalon, qui a reçu une demande inhabituelle. Une jeune femme lui a demandé une « coupe renard », et non une simple « coupe loup », expliquant qu’elle s’identifiait comme un renard.
« Elle m’a dit que ce n’était pas pareil, parce qu’elle est thériane », a raconté la coiffeuse dans une vidéo rapidement devenue virale.
@leuryzsalon, coiffeuse cubaine
Initialement incrédule, la coiffeuse a avoué avoir pensé à une blague. « Je suis coiffeuse, pas vétérinaire. Ce n’est pas un salon de toilettage pour animaux », a-t-elle déclaré, tout en acceptant finalement de prendre rendez-vous. La jeune femme a expliqué qu’elle en était à ses débuts dans ce « monde », qu’elle avait trouvé son identité et souhaitait adapter son apparence à cette nouvelle perception d’elle-même. Elle s’identifiait plus précisément comme un renard Vulpes, un terme que la coiffeuse a dû rechercher sur Google.
L’histoire ne s’est pas arrêtée là. Une autre vidéo a émergé, présentant une jeune femme de La Havane qui s’identifie ouvertement comme une « thérienne phoque ». Elle a déclaré à la caméra que, malgré ses difficultés financières, dues à la situation économique du pays, elle se sentait profondément liée à cet animal et a même imité son cri.
Cette juxtaposition a suscité des réactions variées sur les réseaux sociaux. Certains internautes ont réagi avec humour, tandis que d’autres ont exprimé de la confusion ou de l’inquiétude. Ce phénomène, déjà répandu dans des pays comme les États-Unis, le Mexique et l’Argentine, trouve désormais des échos sur l’île.
Sur des plateformes comme TikTok et Instagram, de nombreuses vidéos montrent de jeunes personnes portant des masques, des queues artificielles ou imitant le comportement animal.
À Cuba, où les tendances mondiales s’intègrent souvent rapidement à la créativité locale, ce sujet a ouvert un débat qui dépasse le simple fait divers. Certains défendent la liberté individuelle d’identité et d’expression, tandis que d’autres y voient une mode extrême alimentée par les réseaux sociaux.
Pour beaucoup, cependant, ce qui est le plus frappant n’est pas seulement l’identification à un animal, mais aussi le contexte cubain dans lequel elle se produit : des jeunes évoquent des masques et des fourrures dans un pays marqué par les difficultés économiques, l’émigration et la frustration générationnelle.
S’agit-il d’une simple tendance numérique éphémère, d’une manière de rechercher une identité en période d’incertitude, ou du début de communautés qui trouveront également leur place sur l’île ? La question reste ouverte, et le débat ne fait que commencer.
Cet article a été généré ou édité à l’aide de l’intelligence artificielle. Il a été révisé par un éditeur avant publication.