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Un événement parallèle au Conseil des droits de l’homme mettra l’accent sur l’Indonésie

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Publié le 26 février 2026 16:21:00. Le Conseil œcuménique des Églises (COE) et Franciscans International tirent la sonnette d’alarme concernant les conséquences désastreuses de projets d’envergure en Indonésie sur les droits de l’homme et l’environnement, notamment en Papouasie occidentale.

Une attention particulière est portée au projet stratégique national de Merauke et aux activités de la mine de Grasberg, la plus grande mine de cuivre et d’or au monde. Ces initiatives, selon les organisations, menacent les communautés autochtones et les écosystèmes locaux.

En Papouasie centrale, l’exploitation minière a déjà causé des dommages environnementaux considérables. Environ 200 000 tonnes de déchets miniers toxiques sont déversées quotidiennement dans les rivières, entraînant une déforestation massive et une pollution grave des cours d’eau. Les communautés autochtones qui vivent en aval subissent les conséquences directes de cette contamination : les rivières, autrefois vitales pour la pêche et le transport, sont obstruées par les sédiments, les forêts disparaissent, et les habitants souffrent de problèmes de santé liés à la contamination des eaux qu’ils utilisent pour boire, cuisiner et se laver.

Le projet de Merauke, désigné en 2023 comme zone économique spéciale par l’Indonésie, s’étend sur près de deux millions d’hectares (soit environ la moitié de la superficie de la Suisse) au sein de la régence de Merauke. Il prévoit la création de vastes plantations de canne à sucre, d’une usine sucrière, d’une initiative de développement du bioéthanol et d’un million d’hectares de nouvelles rizières. Si ce projet est mené à son terme, il pourrait devenir le plus grand projet de déforestation au monde.

La zone du projet recouvre 858 hectares de forêts naturelles et de tourbières abritant une biodiversité unique. Des milliers de Papous occidentaux autochtones voient leurs terres coutumières et leurs moyens de subsistance directement affectés. Le défrichement, qui a débuté en mai 2024, a déjà entraîné la destruction de forêts ancestrales et d’écosystèmes essentiels. La dégradation des tourbières et la perte des forêts devraient également augmenter considérablement les émissions de carbone, contribuant ainsi au changement climatique mondial et dégradant la qualité de l’air local.

Un événement parallèle organisé par le COE et Franciscans International vise à sensibiliser à l’ampleur du projet de Merauke et à ses impacts sur les droits de l’homme et l’environnement, tant au niveau local qu’international. Les intervenants appellent le gouvernement indonésien à suspendre immédiatement le projet dans l’attente d’une réévaluation complète, afin de garantir le respect de ses obligations internationales en matière de droits de l’homme et d’environnement.

L’événement plaidera également pour la pleine reconnaissance des droits des peuples autochtones de la régence de Merauke, conformément à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, et pour le retour des terres coutumières aux communautés autochtones ainsi que la restauration des forêts, tourbières, marécages et rivières qui ont été endommagés ou détruits.

En savoir plus sur le travail du COE en matière de « Dignité et droits humains »

Commission des Églises pour les affaires internationales du COE

Réseau œcuménique des peuples autochtones

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