Un adolescent de 17 ans a plaidé coupable à des accusations liées aux violences qui ont éclaté l’été dernier à Coolock, dans la capitale irlandaise, lors de manifestations contre l’installation de demandeurs d’asile dans un ancien site industriel. Les faits remontent au 15 juillet 2024, près de l’ancienne usine Crown Paints sur Malahide Road, où des échauffourées avaient éclaté suite à l’annonce par le gouvernement de son intention de réaménager le bâtiment pour y loger des demandeurs de protection internationale – un projet finalement abandonné.
Le jeune homme, dont l’identité est protégée en raison de son statut de mineur, est poursuivi pour avoir commis des dégradations sur un véhicule de la Garda (police irlandaise) et pour avoir utilisé ou menacé d’utiliser la violence, en compagnie d’autres personnes non identifiées, de manière à craindre pour sa sécurité ou celle d’autrui. L’incident s’est déroulé sur Oscar Traynor Road.
Devant le tribunal pour enfants de Dublin, où il a comparu à nouveau, le tribunal avait préalablement ordonné à la Gardaí de communiquer les éléments de preuve à la défense. L’avocat du jeune homme, Orla Doolin, a souligné que son client, qui n’avait aucun antécédent judiciaire, reconnaissait les faits. Âgé de 16 ans au moment des événements, il acceptait sa responsabilité, l’accusation s’appuyant notamment sur des images de vidéosurveillance.
Le tribunal a été informé que l’adolescent avait quitté l’école prématurément, cherchait activement un emploi, suivait une formation pour améliorer ses perspectives professionnelles et pratiquait un sport. L’aide juridique lui a été accordée.
Le Directeur des poursuites pénales avait recommandé que l’affaire soit traitée par le tribunal pour enfants, plutôt que par la Cour de circuit dont les pouvoirs de sanction sont plus étendus. Cette compétence a été acceptée.
Le juge Paul Kelly, en présence de la mère de l’adolescent, a accordé la liberté sous caution continue jusqu’à sa prochaine comparution en décembre. Une audition sur les éléments de preuve et une plaidoirie visant à atténuer la peine sont prévues, et un rapport de probation a été demandé.