Publié le 2025-10-15 15:03:00. Un citoyen ouzbek, Shokir Kurbonovich Khalilov, a annoncé son intention de plaider coupable dans une affaire de mariage frauduleux visant l’obtention de la résidence aux États-Unis. L’audience est prévue pour demain.
- Shokir Kurbonovich Khalilov, citoyen ouzbek, change son plaidoyer de non-culpabilité à coupable demain.
- Il est accusé, avec la Portoricaine Keily Maisonet Ortiz, de complot et de mariage frauduleux.
- Ce cas marque la première enquête de cette nature menée par la patrouille frontalière américaine basée à Porto Rico.
Selon les documents judiciaires déposés auprès du Tribunal fédéral, Shokir Kurbonovich Khalilov devrait comparaître devant la juge María Antongiorgi Jordán à 14h30. Son plaidoyer de culpabilité sera formellement enregistré à cette occasion. L’homme avait initialement nié les accusations portées contre lui le 5 juin par un grand jury fédéral.
La co-accusée, Keily Maisonet Ortiz, une Portoricaine, n’a pas encore statué sur son propre plaidoyer. Les procureurs fédéraux ont indiqué avoir eu des discussions avec ses avocats, sans préciser si des négociations en vue d’un accord de plaidoyer étaient en cours.
L’acte d’accusation détaille que le mariage entre Shokir Kurbonovich Khalilov et Keily Maisonet Ortiz a eu lieu le 13 mars 2024 à San Juan. Par la suite, en octobre de la même année, Mme Maisonet Ortiz a déposé une demande I-130 auprès du Département de la Sécurité intérieure (DHS) afin de le parrainer en tant que parent étranger. Dans la foulée, M. Khalilov a soumis une demande I-485 pour ajuster son statut d’immigration sur la base de cette union.
L’enquête a été menée par le secteur Ramey de la patrouille frontalière des États-Unis, dont le siège est à Porto Rico. Il s’agit du premier dossier de mariage frauduleux traité par cette division.
Le couple fait face à une accusation de complot en vue de commettre un mariage frauduleux et à une accusation de mariage frauduleux. Ces délits sont passibles d’une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement. Les termes de l’accord de plaidoyer de Shokir Kurbonovich Khalilov n’ont pas été rendus publics, laissant planer le doute quant à une éventuelle peine de prison ou à une expulsion du territoire.
Une conférence sur l’état de l’affaire a été sollicitée par les parties pour une durée de 60 jours, avec une nouvelle audience prévue le 12 novembre.