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Un message aux acheteurs de maison : vous avez le temps

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Publié le 8 février 2024. Le marché immobilier néo-zélandais devrait connaître encore six mois de stagnation, selon les données récentes de Cotality, avec des baisses de valeur variables selon les régions.

  • Les valeurs des propriétés ont diminué de 0,1 % en janvier.
  • Les maisons individuelles ont enregistré une baisse de 0,7 % sur l’année écoulée, tandis que les appartements ont connu la plus forte chute, avec -4,1 %.
  • L’économiste en chef de Cotality, Kelvin Davidson, prévoit une reprise économique lente qui pourrait ne pas se concrétiser avant la seconde moitié de l’année.

Le marché immobilier néo-zélandais continue de montrer des signes de faiblesse, avec une stagnation des prix qui pourrait se prolonger pendant encore six mois. C’est ce qui ressort des dernières données publiées par la société d’analyse immobilière Cotality. La valeur des propriétés a reculé de 0,1 % en janvier, confirmant une tendance à la baisse observée depuis un certain temps.

La valeur médiane des propriétés s’établit désormais à 802 617 dollars néo-zélandais (NZD), soit une diminution de 1 % par rapport à l’année précédente et une baisse de 17,5 % par rapport au pic atteint début 2022. Les différents types de biens immobiliers ont connu des évolutions contrastées : les maisons individuelles ont perdu 0,7 % de leur valeur sur les douze derniers mois, les maisons de ville ont enregistré une baisse de 1,7 %, tandis que les appartements ont subi la plus forte dépréciation, avec un recul de 4,1 %.

Les disparités régionales sont également notables. Auckland a vu ses valeurs immobilières diminuer de 0,3 % en janvier et de 1 % sur les trois derniers mois. Wellington a enregistré une baisse similaire de 0,1 % en janvier et de 0,5 % sur un trimestre. Hamilton et Christchurch sont restées stables, tandis que Tauranga et Dunedin ont affiché une légère croissance, avec des augmentations de 0,3 % et 0,4 % respectivement. Queenstown se distingue en enregistrant une hausse de 0,8 % sur le mois et de 1 % sur trois mois.

Selon Kelvin Davidson, économiste en chef de Cotality, cette situation reflète une continuation de la stagnation de l’activité observée l’année dernière.

« Pour le moment, les acheteurs semblent toujours avoir l’avantage et les valeurs stagnent. »

Kelvin Davidson, économiste en chef de Cotality

Il souligne que les nouveaux emprunteurs et les propriétaires actuels bénéficieront de la baisse des taux d’intérêt, ce qui pourrait les inciter à se lancer sur le marché. Cependant, il met en garde contre un stock important de biens disponibles et une attitude prudente persistante, en raison d’une reprise économique encore fragile et d’une incertitude quant à l’évolution de l’emploi.

Davidson anticipe que les acheteurs ne se précipiteront pas pour faire grimper les prix, tandis que les vendeurs ne seront pas contraints de baisser considérablement leurs attentes. Il souligne également l’importance des politiques du logement qui pourraient être proposées à l’approche des élections et leur impact potentiel sur les acheteurs et les vendeurs.

L’économiste estime que les récentes discussions concernant une éventuelle hausse des taux d’intérêt pourraient avoir inquiété certains ménages, mais les chiffres du chômage publiés récemment pourraient inverser cette tendance.

« Je pense que le ton des commentaires change un peu, vers l’idée qu’il n’y a pas de précipitation et que les augmentations de l’OCR pourraient ne pas se produire tout de suite, ce qui devrait probablement rassurer le marché immobilier. »

Kelvin Davidson, économiste en chef de Cotality

Il ajoute que d’autres facteurs, tels que les limites du ratio dette/revenu et l’augmentation de l’offre de logements, pourraient également jouer un rôle.

En conclusion, Kelvin Davidson prévoit une progression lente des prix de l’immobilier cette année, avec une possible tendance latérale pendant la première moitié de l’année. Il estime que la reprise économique et l’amélioration du taux de chômage seront des éléments clés pour relancer le marché, mais cela pourrait ne pas se produire avant la seconde moitié de l’année. Les primo-accédants pourraient jouer un rôle important, tout comme les investisseurs, qui resteront attentifs aux évolutions politiques, notamment en matière d’impôt sur les plus-values et de déductibilité des intérêts.

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