Publié le 17 février 2024 05:28:00. Une famille de Tulsa, Oklahoma, se bat pour une modification de la loi afin d’améliorer la communication entre les services sociaux et les proches en cas de suspicion de consommation de fentanyl par une mère, après la mort tragique d’un bébé exposé à cette substance.
- Le projet de loi 3052, baptisé en hommage à Sir Major White Bullock, obligerait le Département des services sociaux (DHS) à informer un membre de la famille si une mère est testée positive au fentanyl lors d’un accouchement.
- Clarissa Milton, la grand-tante de Sir Major, affirme ne pas avoir été informée des tests positifs de sa nièce et estime qu’une intervention précoce aurait pu sauver la vie du bébé.
- Le DHS n’a pas souhaité commenter la proposition de loi en cours.
La mort de Sir Major White Bullock, âgé de 11 mois, survenue en novembre 2023, a déclenché une mobilisation pour renforcer la protection des enfants vulnérables. Sa grand-tante, Clarissa Milton, témoigne d’une profonde douleur et d’une frustration face au manque de communication des services sociaux.
Selon Clarissa Milton, sa nièce a mentionné son nom à une assistante sociale afin qu’elle soit tenue informée en cas de besoin. Pourtant, elle n’a jamais été contactée, même après que Sir Major ait été testé positif au fentanyl à la naissance. Elle explique :
« Les affaires et le bien-être des enfants sont la responsabilité de chacun, donc la vie privée est le moindre de nos soucis lorsque cela est une préoccupation. Parce qu’une fois qu’il est décédé, la vie privée a été jetée par la fenêtre. »
Clarissa Milton
Le projet de loi 3052, porté par le représentant Ronald Stewart, un ancien pompier de Tulsa, vise à combler ce manque de transparence. Il stipule que le DHS devra informer un membre de la famille si une femme est testée positive au fentanyl lors d’un accouchement, ou lors d’un accouchement ultérieur. Ronald Stewart souligne l’importance d’impliquer la famille dans le processus :
« Faites-les participer au processus, de sorte que s’il devient évident qu’un enfant doit être déplacé, il y a déjà une famille impliquée qui peut prendre cet enfant, ce qui constitue un meilleur résultat pour l’enfant lui-même. »
Représentant Ronald Stewart
Clarissa Milton insiste sur le fait que ce projet de loi ne vise pas à criminaliser les mères en difficulté, mais à permettre une intervention précoce et à offrir un soutien aux familles. Elle se souvient de Sir Major comme d’un bébé joyeux et plein de vie :
« Il était idiot. Il aimait danser. »
Clarissa Milton
La mère de Sir Major a plaidé coupable d’homicide involontaire au deuxième degré dans le comté d’Osage et sera condamnée le mois prochain. Le DHS n’a pas souhaité faire de commentaire concernant la législation en cours.