Publié le 14 octobre 2025. Des propriétaires d’une résidence en Anhui ont creusé des sous-sols sans autorisation, causant des dommages structurels graves à l’immeuble. Trente-deux foyers sont affectés, leurs murs fissurés les poussant à quitter leur domicile par peur d’un effondrement.
- Un propriétaire a creusé clandestinement une excavation de près de 300 m² dans les sous-sols d’un immeuble de la province d’Anhui.
- Les travaux illégaux ont provoqué des fissures généralisées dans les murs de l’immeuble, affectant le niveau de sécurité à tel point que les résidents ont été contraints de déménager.
- Les autorités locales ont mis en place une aide temporaire pour la relocalisation, mais les solutions de renforcement et de compensation définitives restent à déterminer.
L’affaire a éclaté dans la communauté de Jingxiu Lanwan, dans le comté de Huoshan (Lu’an), où une excavation souterraine de grande ampleur a été dissimulée pendant sa réalisation. Un propriétaire, souhaitant agrandir sa surface habitable, aurait utilisé une clôture de trois mètres de haut pour cacher les travaux diurnes et le transport nocturne de la terre excavée. Ce projet a eu des conséquences désastreuses pour ses voisins.
Mme Bao, résidant au neuvième étage, a décrit début août la découverte de l’agrandissement illégal. Son appartement présentait alors de multiples fissures horizontales, verticales et en forme de huit. Le marbre de son rebord de fenêtre s’est également brisé et des infiltrations d’eau sont apparues. « Pas un seul mur de la maison n’est intact », a-t-elle déploré, impuissante.
Une expertise commandée par les résidents a classé le niveau de sécurité global de l’immeuble en « niveau Cu ». Ce niveau d’alerte indique que la capacité portante de la structure ne garantit plus une utilisation sécurisée. L’aggravation continue des fissures pourrait entraîner la corrosion des armatures en acier, rendant le bâtiment particulièrement vulnérable à un effondrement en cas de secousses, telles qu’un tremblement de terre.
Face à l’impossibilité de vivre dans un tel environnement, tous les propriétaires ont quitté leur logement. Cependant, le soutien gouvernemental se limite à une allocation temporaire de 150 yuans (environ 19 euros) par personne et par jour, pour une durée de dix jours seulement. Cette aide, supportée par les propriétaires concernés, ne résout pas le problème de fond. Au 14 octobre, aucune solution concrète de renforcement ou de compensation n’avait encore été arrêtée.
Le gestionnaire de la propriété, M. Qin, a précisé que son administration n’avait aucune compétence d’intervention et avait transmis le dossier au bureau de gestion urbaine du canton de Huoshan. Cette réponse a suscité une vive réaction des internautes, qui s’interrogent sur l’absence de contrôle et la permissivité des autorités face à de tels travaux.
« Comment la gestion immobilière peut-elle laisser des engins de chantier de grande taille entrer dans la communauté sans permis de construire ? »
Internaute
« Une machinerie de grande taille creuse sous le bâtiment, mais les habitants de l’étage ne peuvent rien sentir ? Il doit y avoir quelque chose de louche là-dedans. »
Internaute
« Il est impossible que personne n’ait été au courant d’un projet d’une telle envergure. »
Internaute
Certains internautes ont également pointé du doigt la lenteur de la réaction des autorités locales.
« Est-ce parce que le problème a été découvert en août et qu’il n’est toujours pas résolu en octobre, que cela ne regarde personne ? »
Internaute
« Cela ne devrait-il pas relever de la sécurité publique ? »
Internaute
Cet incident s’inscrit dans une série de cas similaires constatés dans différentes provinces chinoises. En juin 2023, des résidents d’une communauté à Shanghai avaient creusé un sous-sol de 64 m² sur 2,8 mètres de profondeur, causant des dommages structurels majeurs et obligeant plus d’une dizaine de familles à évacuer. L’année précédente, à Kunming, les propriétaires de 11 appartements dans un immeuble de 34 étages avaient également entrepris des excavations illégales. Plus tôt encore, un homme à Zhengzhou avait passé six ans à aménager un « palais souterrain » de 300 m², transformant son immeuble en bâtiment à haut risque.