Publié le 2025-10-02 12:02:00. Un bombardement israélien dans le sud du Liban a coûté la vie à deux personnes et en a blessé une troisième, selon des informations rapportées jeudi par l’Agence Nationale de Presse (ANP). L’incident, qui a ciblé un véhicule, s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes malgré une trêve négociée.
- Deux civils tués et un blessé dans une frappe israélienne visant une voiture dans le sud du Liban.
- L’incident s’est produit sur la route al-Jarmak – al-Kurdali, selon l’ANP.
- Des vols intenses d’appareils non identifiés ont été signalés dans plusieurs localités du sud, sans bruit apparent.
D’après le centre des opérations d’urgence du ministère libanais de la Santé, « le raid ennemi israélien qui a visé une voiture sur la route [mentionnée] a entraîné un bilan préliminaire de deux morts et un blessé ». L’ANP a précisé que le bombardement visait spécifiquement un véhicule en mouvement sur l’axe al-Jarmak – al-Kurdali. Parallèlement, les zones d’Al-Zahrani, la ville de Sidon et le littoral auraient été survolés à basse altitude par plusieurs appareils, sans que leur présence ne soit signalée par un bruit.
Ces événements surviennent dans un climat de tensions récurrentes, Israël ciblant fréquemment des sites qu’il associe au Hezbollah dans le sud du Liban. Ces actions se poursuivent malgré la trêve médiatisée par les États-Unis, entrée en vigueur en novembre 2024, soit plus d’un an après le début des hostilités déclenchées par la guerre israélienne dans la bande de Gaza.
Mercredi, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avait appelé à redoubler d’efforts pour parvenir à une cessation permanente des combats au Liban. Il a souligné les « effets dévastateurs des bombardements et des frappes aériennes dans les zones résidentielles, ainsi que sur le personnel de maintien de la paix de l’ONU déployé dans le sud », relevant que 103 civils avaient péri au cours des dix derniers mois.
Dans un raid antérieur particulièrement meurtrier, le 21 septembre, cinq personnes, dont trois enfants, avaient été tuées dans la région de la frontière de Bint Jbeil après qu’un drone israélien ait ciblé une voiture et une moto. L’armée israélienne avait alors affirmé avoir neutralisé un membre du Hezbollah, tout en reconnaissant que « plusieurs civils non impliqués » avaient également péri.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme avait demandé une enquête indépendante sur cet incident et d’autres faits similaires. Il est à noter que depuis l’instauration du cessez-le-feu, le Haut-Commissariat n’a reçu aucun rapport faisant état de tirs de missiles ou d’obus en provenance du Liban vers Israël.