Publié le 12 février 2026 à 12h23. Un séisme de magnitude 6,1 a frappé le nord du Chili ce jeudi matin, sans faire état immédiat de victimes ou de dégâts importants. L’activité sismique, ressentie jusqu’en Argentine, rappelle la vulnérabilité du pays situé sur une zone de forte activité tectonique.
- Un tremblement de terre de magnitude 6,1 a secoué la région de Coquimbo, au Chili.
- L’épicentre a été localisé à 15 kilomètres au sud-est du Parque Fray Jorge, à une profondeur de 33 kilomètres.
- Aucun tsunami n’est attendu sur les côtes chiliennes, selon les autorités.
Le séisme s’est produit à 10h34:30 heure locale, selon le Service national de prévention et d’intervention en cas de catastrophe (SENAPRED). Les premières informations indiquent que le tremblement de terre a été perçu sur une vaste zone, s’étendant des régions d’Atacama à Ñuble. Pour l’heure, aucune information n’a filtré concernant des dégâts matériels ou des blessés.
Les autorités chiliennes maintiennent une surveillance constante de l’activité sismique. Le SENAPRED a précisé que les caractéristiques du séisme ne remplissaient pas les conditions nécessaires pour déclencher un tsunami sur les côtes chiliennes.
En Argentine, des secousses ont été ressenties dans les provinces andines limitrophes, notamment Mendoza, San Juan, La Rioja et San Luis.
Le Chili est situé sur la limite convergente entre la plaque Nazca et la plaque sud-américaine, une zone de subduction responsable d’une activité sismique intense. Le Centre National Sismologique (CSN) de l’Université du Chili enregistre chaque année des milliers de tremblements de terre, la plupart de faible ampleur, mais des événements plus puissants se produisent périodiquement.
Le pays a été le théâtre de plusieurs séismes majeurs au cours de son histoire. Le 22 mai 1960, le séisme de Valdivia, d’une magnitude de 9,5, est entré dans l’histoire comme le plus puissant séisme jamais enregistré au monde, selon la Commission géologique des États-Unis (USGS). Ce cataclysme a fait plus de 1 600 morts au Chili et a généré un tsunami qui a touché diverses zones côtières du Pacifique, selon l’Administration nationale océanique et atmosphérique des États-Unis (NOAA).
Plus récemment, le 27 février 2010, un séisme de magnitude 8,8 a frappé la région du Maule. L’USGS et le CSN le classent parmi les dix tremblements de terre les plus intenses jamais enregistrés. Il a provoqué un tsunami et a causé la mort de plus de 500 personnes au Chili, en plus d’importants dégâts aux infrastructures.
D’autres séismes importants ont également touché le pays, notamment celui de magnitude 8,2 qui a frappé la région de Tarapacá le 1er avril 2014, avec un épicentre au large d’Iquique, et celui de magnitude 8,3 qui a touché la région de Coquimbo le 16 septembre 2015. Ces événements ont généré des alertes au tsunami et ont causé respectivement au moins six et quinze décès.
Des tremblements de terre de moindre magnitude, mais toujours perceptibles, ont également été enregistrés plus récemment, notamment un séisme de magnitude 6,9 dans la région de Valparaíso le 24 avril 2017 et un autre de magnitude 6,4 dans la région de Coquimbo le 6 septembre 2022.
Le CSN souligne que les zones du nord et du centre du Chili concentrent une part importante de la libération historique d’énergie sismique associée au contact entre les plaques au large de la côte Pacifique. La récurrence d’événements de magnitude supérieure à 8 au cours du siècle dernier témoigne de l’une des histoires sismiques les plus actives au monde, selon les archives de l’USGS.
Image : Infobae