Les élections de mi-mandat de 2026 s’annoncent complexes, avec des sondages potentiellement biaisés et une participation électorale incertaine. L’un des sondeurs les plus précis de 2024, James Johnson, met en garde contre les pièges à éviter pour anticiper les résultats.
James Johnson, cofondateur de J.L. Partners, avait prédit avec justesse l’élection présidentielle de 2024, accordant à Donald Trump une avance de 3 points dans les sondages, qui s’est finalement confirmée avec une victoire de 1,5 point. Son succès contraste avec les erreurs de nombreux autres instituts de sondage, qui avaient sous-estimé le soutien à l’ancien président.
Selon Johnson, la difficulté à prévoir les résultats en 2024 résidait dans l’incapacité à toucher les électeurs les moins engagés. « Les sondeurs ont eu un bilan épouvantable en 2024, en grande partie parce qu’ils n’ont pas réussi à capter la partie la plus désengagée de l’électorat qui a voté pour Trump », explique-t-il. Il souligne que les élections de mi-mandat pourraient être plus faciles à sonder, car l’électorat est généralement plus engagé et a déjà voté par le passé.
Cependant, il met en garde contre la prolifération des sondages en ligne, moins coûteux mais potentiellement moins fiables. « Une tendance qui m’inquiète cette année, que nous avons constatée en 2024, est qu’il y a beaucoup de sondages en ligne qui circulent maintenant parce qu’ils sont beaucoup moins chers à réaliser, et ils ont faussé certaines moyennes des sondages dans la mauvaise direction en 2024 », a-t-il déclaré.
La clé, selon Johnson, est de déterminer qui va réellement voter. Son équipe construit actuellement un « modèle d’électeur probable pour 2026 » basé sur des données démographiques, en tenant compte du fait que les hommes, les personnes âgées et les diplômés sont plus susceptibles de participer aux élections de mi-mandat. Il souligne également l’importance de prendre en compte les événements imprévus et l’engagement de Donald Trump dans la campagne.
« Si un examen de mi-mandat se produit et qu’il y a une énorme nouvelle, cela motivera certaines personnes. Si Trump se place au centre de la campagne de 2026, ce qu’il dit vouloir faire, cela pourrait augmenter le nombre de Républicains », a-t-il précisé.
Johnson évoque également un facteur potentiellement surprenant : les chèques de relance basés sur les recettes douanières, une idée controversée qui pourrait mobiliser les électeurs. « Et si l’administration Trump émettait des chèques de relance basés sur les recettes douanières ? C’est une question très controversée. Il s’avère que payer les électeurs, ça marche ! », a-t-il affirmé.
Enfin, il met en avant l’importance de toucher les électeurs là où ils se trouvent, en utilisant diverses méthodes de sondage, y compris les appels téléphoniques traditionnels, mais aussi les questionnaires en ligne pendant les jeux ou les achats. Il souligne également l’impact croissant de l’intelligence artificielle sur la manière dont les gens s’informent, ce qui nécessitera une adaptation des méthodes de sondage.
Concernant les prévisions pour la Chambre des représentants, Johnson se montre prudent : « C’est dans 10 mois. Tout sondeur qui vous dit ce qui va se passer vous intimide. » Il estime toutefois que les Républicains pourraient rencontrer des difficultés, mais que les Démocrates ne sont pas assurés d’une victoire écrasante.
Il conseille aux observateurs de surveiller de près l’approbation de Donald Trump et le taux de participation, ainsi que les électeurs de Trump à propension moyenne, qui pourraient être décisifs.
Par ailleurs, plus de 1 600 plaintes ont été déposées auprès de la Federal Communications Commission suite à l’utilisation d’un monologue par Jimmy Kimmel en septembre dernier. Cependant, la majorité des plaintes concernaient la réaction du régulateur, accusé de céder aux pressions politiques, plutôt que le contenu du monologue lui-même. Kimmel a finalement été réintégré à l’antenne après une semaine de suspension.
Enfin, l’équipe de Donald Trump semble revenir à une pratique de planification plus détaillée, en incluant des plages horaires dédiées au « temps exécutif » dans son agenda quotidien officiel, ce qui permet de mieux refléter le temps non structuré consacré à la consultation des médias et aux réseaux sociaux.