Home Économie Un travailleur étranger contraint de quitter la Nouvelle-Zélande après les échecs du conseiller en immigration de Rotorua dans une affaire de résidence

Un travailleur étranger contraint de quitter la Nouvelle-Zélande après les échecs du conseiller en immigration de Rotorua dans une affaire de résidence

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Publié le 26/10/2025 05:01. Un conseiller en immigration néo-zélandais a été sanctionné après avoir induit en erreur un client, entraînant l’expulsion de celui-ci et des conséquences financières désastreuses. La décision du tribunal a permis au travailleur immigré de retrouver son emploi et sa compagne en Nouvelle-Zélande.

Le parcours d’un travailleur immigré en Nouvelle-Zélande a viré au cauchemar suite à des conseils erronés prodigués par un conseiller en immigration. Ce dernier, Philip Wharekura, a été réprimandé et condamné à verser des dommages et intérêts pour avoir omis de suivre des instructions claires, conduisant à l’expulsion du plaignant de Nouvelle-Zélande. Une décision qui a eu des répercussions « catastrophiques » sur sa vie professionnelle et personnelle.

L’homme, dont l’identité est protégée, avait été contraint de quitter le pays en août de l’année dernière à l’approche de l’expiration de son visa de travail. Cette expulsion forcée l’a privé de son emploi stable, l’a obligé à céder ses biens et a engendré des frais de réinstallation aux Philippines, où il s’est retrouvé sans emploi, selon les conclusions du tribunal.

L’immigration néo-zélandaise sous le feu des critiques

Philip Wharekura, directeur de Rotorua-based New Zealand Education and Training Services, a été mandaté en octobre 2021 pour gérer la demande de résidence de l’homme. Cette démarche intervenait suite à l’ouverture par Immigration New Zealand (INZ) d’une nouvelle catégorie de résidence pour les personnes déjà présentes sur le territoire et remplissant certains critères.

Initialement, M. Wharekura avait imputé le refus du visa à INZ, arguant que l’agence avait pris une décision erronée. Cependant, le tribunal disciplinaire a estimé que si INZ n’était pas exempt de reproches, la responsabilité principale incombait aux « conseils atrocement mauvais » de M. Wharekura. Le tribunal a jugé ce dernier « entièrement responsable » pour n’avoir pas retiré le nom du partenaire du demandeur de la procédure, comme il lui avait été demandé à trois reprises.

« Si M. Wharekura avait suivi ces instructions simples et claires, il est probable que l’homme aurait obtenu le droit de résidence à ce moment-là. »

David Plunkett, président du tribunal

La mauvaise application de la politique par INZ a également été mise en cause, bien que dans une moindre mesure.

Sanctionné et condamné à indemniser

Ce n’est pas la première fois que Philip Wharekura est confronté aux autorités. Un greffier du tribunal a précisé qu’il s’agissait de sa deuxième comparution devant cette instance, qui a depuis reçu une troisième plainte.

En 2019, le conseiller avait vu sa licence suspendue après avoir falsifié des courriels attribués au ministre associé à l’Immigration.

Dans l’affaire actuelle, il a été blâmé et condamné à verser au plaignant 8 240 $ en guise de compensation pour 12 infractions au Code de conduite des conseillers en immigration agréés. Le plaignant, qui réclamait initialement 58 212 $ pour les pertes subies, a vu sa demande partiellement reconnue.

Philip Wharekura a reconnu ses erreurs et s’est engagé dans une démarche d’amélioration de ses pratiques de gestion client et de suivi de dossiers. Il a déclaré avoir réduit son volume de travail à un tiers de ce qu’il était auparavant pour optimiser son organisation.

« Cela renforce la nécessité pour moi d’installer des systèmes administratifs plus robustes. »

Philip Wharekura

Le tribunal a décidé de le réprimander plutôt que de suspendre ou d’annuler sa licence, considérant son approche responsable face à la plainte et les changements déjà initiés dans sa pratique. Le public n’a donc pas jugé nécessaire de le protéger, et il pourra continuer à exercer.

INZ a présenté ses excuses pour cette erreur et la détresse occasionnée. L’agence a rappelé à son personnel les directives relatives aux politiques à suivre pour éviter que des situations similaires ne se reproduisent.

Une chaîne d’événements menant à la « catastrophe »

Après que M. Wharekura eut manqué à retirer le nom du partenaire de la procédure, INZ a sollicité des éclaircissements à plusieurs reprises entre juillet et novembre 2023, y compris par un appel téléphonique auquel le conseiller n’a pas répondu. En janvier dernier, une dernière opportunité a été offerte à M. Wharekura de fournir les informations requises.

Finalement, M. Wharekura a transmis un « certificat » des Philippines sans explication, ce qui a conduit INZ à demander à nouveau des preuves supplémentaires. Il a ensuite écrit à INZ pour fournir des détails sur la cohabitation du couple.

Ce n’est qu’après un appel réussi devant le Tribunal indépendant de l’immigration et de la protection, et grâce à l’intervention de la consultante en immigration Honey Rasalan, que l’homme a pu revenir en Nouvelle-Zélande en mai dernier avec sa compagne.

« Il avait abandonné, mais je l’ai encouragé. »

Honey Rasalan, directrice des services de soutien à l’immigration de Nouvelle-Zélande

Non seulement sa résidence a été accordée, mais le statut de sa compagne a également été régularisé une fois la relation établie prouvée.

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