Une baleine blanche, d’une blancheur immaculée, a été aperçue en début de semaine au large de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande, suscitant un immense espoir et un émoi mondial. Nombreux sont ceux qui rêvent qu’il s’agisse de Migaloo, la célèbre baleine à bosse albinos, habituellement visible en Australie, et dont la trace s’était perdue dans le Pacifique depuis cinq ans.
L’observation de cet animal exceptionnel a sans aucun doute marqué les esprits des habitants de Kaikoura. Des témoins ont décrit l’apparition de l’énorme cétacé émergeant des profondeurs, sa silhouette d’un blanc éclatant scintillant sous les rayons du soleil. Un spectacle d’une rareté inouïe, que peu de personnes ont la chance d’admirer.
Les spécialistes avancent l’hypothèse que cet individu pourrait être une baleine à bosse atteinte du leucisme, une maladie génétique rare qui affecte la pigmentation de la peau, lui conférant ainsi cette couleur pâle caractéristique. La baie de Kaikoura est d’ailleurs une destination réputée pour l’observation des cétacés, attirant chaque année des milliers de visiteurs désireux d’apercevoir des dauphins, des phoques et diverses espèces de baleines.
Au sein de la communauté des passionnés de cétacés, la question s’est rapidement posée : s’agit-il bien de Migaloo ? Ce mâle unique a été identifié pour la première fois en 1991 près de Byron Bay, en Australie. Il était depuis régulièrement observé lors de ses migrations annuelles.
Cependant, depuis 2020, Migaloo n’a plus donné de signe de vie. Sa dernière observation connue remonte à cette année-là, au large de Port Macquarie, dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud. Les scientifiques restent prudents quant à une identification formelle.
« Sans une photographie de sa nageoire caudale ou une biopsie, il est impossible de confirmer qu’il s’agit bien de Migaloo », explique le Dr Rochelle Constantine, professeur d’écologie marine à l’Université d’Auckland. Par conséquent, les experts encouragent vivement les habitants de la région à rester vigilants et à saisir toute opportunité pour photographier la queue du cétacé, afin d’apporter des éléments de réponse concrets.
Il est à noter que la dernière fois que Migaloo avait été aperçu en Nouvelle-Zélande, c’était en 2015, dans le détroit de Cook. L’espoir de le revoir, ou d’observer un autre spécimen aussi remarquable, plane donc sur les eaux néo-zélandaises.