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Une conversation entre un jeune homme à Miami et sa mère à Cuba démonte l’histoire de Trump

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Publié le 2026-02-06 21:22:00. Une conversation intime entre un jeune Cubain de Miami et sa mère à Cuba a mis en lumière les doutes et les réalités quotidiennes face aux sanctions américaines, ravivant le débat sur leur impact réel sur l’île et la manière dont ils sont instrumentalisés politiquement.

  • Le dialogue révèle un fossé entre le discours politique sur les sanctions et l’expérience du manque que vivent de nombreux Cubains.
  • Miguel Díaz-Canel a reconnu que Cuba traverse une crise énergétique sévère, comparable à la « Période Spéciale » des années 1990, en raison de l’absence de livraisons de pétrole du Venezuela.
  • Le jeune homme remet en question l’idée que les sanctions affectent réellement la population, arguant qu’elles impactent principalement les élites et ceux qui profitent du système.

Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, capturant un échange WhatsApp entre Yero Vento, un jeune homme vivant à Miami, et sa mère restée à Cuba, a relancé les discussions sur l’efficacité et les conséquences des mesures restrictives imposées par l’administration américaine. L’échange, publié sur TikTok, met en évidence un décalage frappant entre les perceptions et les réalités vécues par les Cubains.

Au cœur de la conversation, la mère de Yero Vento exprime ses inquiétudes concernant les restrictions supposées imposées par Donald Trump, notamment l’interdiction pour d’autres pays de fournir du pétrole à Cuba et les difficultés à envoyer des fonds. Yero répond alors avec une question devenue emblématique :

« Maman, quand as-tu eu tous ces trucs que Trump veut emporter ? »

Yero Vento

Cette question, simple mais percutante, souligne le sentiment que la population cubaine vit déjà dans une situation de précarité et que les nouvelles sanctions n’auraient qu’un impact limité sur leur quotidien.

Yero Vento insiste auprès de sa mère pour qu’elle ne s’inquiète pas d’une éventuelle pénurie de pétrole, soulignant que les sanctions toucheraient avant tout les dirigeants et ceux qui bénéficient des circuits d’approvisionnement existants. Il affirme que pour la majorité des Cubains, qui luttent déjà contre la pauvreté, ces restrictions n’auraient pas d’incidence majeure. Il décrit un quotidien marqué par des coupures d’électricité fréquentes, l’utilisation de bois de chauffage et de charbon de bois pour cuisiner, et l’absence d’aide financière ou de biens provenant de l’étranger.

La conversation révèle également une angoisse personnelle : la mère exprime sa crainte de mourir sans pouvoir revoir son fils, de peur qu’il ne lui soit pas permis de voyager. Yero répond que cette situation n’est pas nouvelle et que les restrictions de voyage ne sont pas uniquement liées aux politiques de Trump.

Par ailleurs, le jeune homme accuse le gouvernement cubain de blâmer systématiquement l’« embargo » (le blocus américain) pour ses propres manquements et de ne jamais assumer sa part de responsabilité dans les difficultés économiques de l’île. Il suggère également que le gouvernement utilise la population comme un « bouclier » face aux sanctions, tout en évoquant le rôle des organisations internationales et de l’ONU dans la recherche de solutions.

Le constat est sombre : selon Yero Vento, la situation à Cuba se détériore dans tous les domaines – alimentation, santé, éducation, économie, accès à internet – et il conclut qu’« il n’y a rien de bon à Cuba ».

Ce jeudi, le président cubain Miguel Díaz-Canel a confirmé la gravité de la situation énergétique, reconnaissant que le pays est revenu aux conditions difficiles de la « Période Spéciale » des années 1990. Il a annoncé que Cuba n’a reçu aucune livraison de pétrole du Venezuela depuis décembre 2025 et que l’île est confrontée à une crise énergétique profonde, sans perspectives de solutions immédiates ou d’aide extérieure. Díaz-Canel a expliqué que le Conseil des ministres a approuvé une série de mesures inspirées de l’« option zéro » mise en place par Fidel Castro dans les années 1990, visant à prioriser la consommation de l’État, à réduire les dépenses énergétiques et à redistribuer les ressources disponibles.

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