Home Économie Une dame de cantine scolaire qui a servi des « sacs d’épices débordants » à des élèves remporte une affaire de licenciement abusif

Une dame de cantine scolaire qui a servi des « sacs d’épices débordants » à des élèves remporte une affaire de licenciement abusif

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Publié le 3 novembre 2024, 16:15:00. Une cantinière licenciée par une entreprise de restauration scolaire, suite à des critiques sur la distribution de sachets d’épices, a obtenu gain de cause devant la Commission des relations sur le lieu de travail (WRC). Elle contestait son renvoi jugé abusif, sans préavis ni motif valable.

La plaignante, qui travaille dans une école dont le nom n’est pas précisé, avait prévu de reprendre son poste après les vacances d’été. Cependant, un SMS reçu du secrétaire de l’entreprise, le 8 août 2024, lui annonçait la fin de son contrat, effective depuis mai. Ce dernier aurait par la suite déclaré, selon ses dires : « Vous êtes vieille, vous ne vous souvenez pas qu’on vous l’ait dit », une affirmation niée par le secrétaire.

La cantinière avait saisi la WRC, arguant d’un licenciement sans préavis ni motif le 8 août 2024. Son ancien employeur, gestionnaire d’un contrat de restauration pour une école, soutenait quant à lui que la salariée était sous contrat à durée déterminée arrivé à échéance en mai 2024.

La responsable de l’arbitrage à la WRC, Elizabeth Spelman, a souligné les divergences importantes entre les deux récits. La plaignante a présenté des relevés téléphoniques prouvant qu’elle avait manqué deux appels du secrétaire de l’entreprise ce 8 août, avant de recevoir un message WhatsApp précisant : « À l’avenir, nous n’aurons plus besoin de vos services à la cantine. Comme vous le savez déjà, votre emploi a pris fin en juin. Meilleurs vœux. »

Mme Spelman a jugé peu probable qu’une prise de contact soit nécessaire le 8 août pour informer d’une fin de contrat survenue des mois plus tôt. L’entreprise a justifié ce message par « courtoisie » et a allegué que la salariée n’avait pas été en mesure de satisfaire ses besoins, justifiant son remplacement.

La directrice de l’entreprise, par ailleurs épouse du secrétaire, a confirmé avoir soulevé des préoccupations concernant les « sacs d’épices débordants » que l’employée aurait distribués aux élèves. Elle a indiqué que l’entreprise traversait une période de « faibles ventes » et avait des dettes envers ses fournisseurs. Selon elle, les employés auraient été informés en mai 2024 d’une « cessation d’emploi » imminente.

Cette version a été contredite par un ancien collègue, qui a témoigné à la WRC que le secrétaire avait souhaité un bel été à l’ensemble du personnel et promis de les revoir en août. Mme Spelman a conclu qu’il était clair que le message de fin de contrat avait surpris la travailleuse et qu’aucun problème lié à sa performance n’avait été soulevé durant son emploi.

« Dans ces circonstances, je considère que la travailleuse a été licenciée sans préavis en août 2024 et que son licenciement était abusif sur le fond et sur la procédure », a-t-elle déclaré, accordant une indemnité compensatoire de 900 euros, équivalente à un mois de salaire.

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