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Une escorte accusée de 700 000 € de revenus provenant des bordels de Dublin renvoyée en jugement

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Publié le 9 février 2024 16:32:00. Une Brésilienne de 25 ans, soupçonnée de gérer un réseau de prostitution à Dublin et de blanchir plus de 700 000 € de revenus illicites, a été renvoyée devant le tribunal pénal du circuit. L’affaire fait suite à une enquête internationale impliquant Europol et la police brésilienne.

  • Bruna da Silveira, principale suspecte, est accusée de blanchiment d’argent et de gestion de plusieurs maisons closes.
  • Trois autres ressortissants brésiliens sont également impliqués dans cette affaire de traite des êtres humains et d’exploitation sexuelle.
  • Les enquêteurs estiment que le réseau a blanchi au total 2,5 millions d’euros.

Bruna da Silveira a comparu devant le tribunal de district de Dublin où elle a reçu un dossier de preuves de 450 pages. Le juge Treasa Kelly a ordonné son renvoi devant le tribunal pénal du circuit, où l’affaire sera inscrite au rôle le 26 mars prochain. Elle a été maintenue en détention.

L’enquête, menée par le Bureau national des services de protection de la Garda (GNPSB), a révélé que 29 jeunes femmes vulnérables auraient été recrutées au Brésil et contraintes à se prostituer en Irlande. Les suspects sont accusés d’avoir exploité ces femmes dans une dizaine de maisons closes situées principalement dans les quartiers de Dublin 1, 4, 7 et 8.

Outre Bruna da Silveira, trois hommes brésiliens sont également inculpés : Vanuti Conrado Skierzynski, 35 ans, considéré comme le chef du réseau, Renato Gomes da Silva, 33 ans, et Gabriel do Nascimento, 26 ans. Skierzynski est soupçonné de détenir plus de 1,6 million d’euros provenant de cette activité illégale. Da Silveira, quant à elle, est accusée de possession de 737 000 €.

Les quatre individus ont été arrêtés le 3 septembre dernier lors d’une opération coordonnée impliquant des agents d’Europol et de la police fédérale brésilienne. Ils avaient initialement vu leur demande de libération sous caution refusée. L’avocat de la défense, Michael French, a indiqué que sa cliente préparait une nouvelle demande de libération sous caution.

Selon les enquêteurs, les accusés utilisaient un itinéraire via l’Irlande du Nord pour faire entrer les femmes en République d’Irlande, évitant ainsi les contrôles d’immigration aux aéroports. Un groupe WhatsApp aurait été utilisé pour donner des instructions aux victimes, notamment sur la manière de répondre aux questions des autorités et de maintenir la propreté des lieux.

Les sergents-détectives du GNPSB, Andrew Lambe, John Ryan, Alan Lynch et Michael McGrath, ont souligné devant le tribunal le risque de fuite des accusés, compte tenu de l’absence de liens solides avec l’Irlande.

« Nous craignons que les accusés ne fuient sans hésitation, compte tenu de leur situation et de l’importance des sommes d’argent impliquées. »

Sergent-détective Alan Lynch, GNPSB

L’aide juridique a été accordée à Bruna da Silveira, et la défense a demandé à recevoir des copies des vidéos des interrogatoires.

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