Home Santé Une étude génétique révèle le secret de la longue vie d’une femme de 117 ans et de nouveaux faits

Une étude génétique révèle le secret de la longue vie d’une femme de 117 ans et de nouveaux faits

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Publié le 29 septembre 2025 18:34:00. Des recherches récentes sur Maria Branyas, décédée à 117 ans, ont mis en lumière des facteurs génétiques et biologiques rares qui expliqueraient sa longévité exceptionnelle, ouvrant de nouvelles pistes sur le vieillissement.

  • Une analyse génomique a révélé que Maria Branyas possédait un « âge génétique » bien inférieur à son âge chronologique.
  • Son système immunitaire et son microbiome intestinal présentaient des caractéristiques similaires à celles de personnes beaucoup plus jeunes.
  • Une variante génétique rare, potentiellement protectrice contre le cancer, a également été identifiée.

Une étude approfondie menée par des chercheurs de l’Institut de recherche sur la leucémie Josep Carreras de Barcelone, en Espagne, a analysé divers échantillons biologiques de Maria Branyas avant son décès en 2024. Les résultats, publiés récemment, suggèrent que des mécanismes génétiques spécifiques ont joué un rôle crucial dans sa remarquable longévité, faisant d’elle l’une des supercentenaires les plus âgées au monde.

Les analyses ont révélé que le génome de Maria Branyas semblait présenter un « âge biologique » inférieur à son âge chronologique de 117 ans. Cette particularité se traduisait par un fonctionnement cellulaire optimal, capable de contrer les processus dégénératifs et inflammatoires typiquement associés à la vieillesse. Les chercheurs ont notamment observé des niveaux d’inflammation très bas chez elle, ainsi qu’un profil lipidique favorable avec un taux élevé de bon cholestérol (HDL) et un faible taux de mauvais cholestérol (LDL).

Parmi les découvertes majeures figure la présence d’une variante génétique rare, associée à la longévité. Ces altérations génétiques seraient bénéfiques pour le bon fonctionnement du système immunitaire, du cœur et du cerveau. De manière surprenante, l’étude a également mis en évidence une usure plus marquée des télomères, les capuchons protecteurs aux extrémités des chromosomes, généralement liés au vieillissement. Cependant, dans le cas des supercentenaires comme Maria Branyas, ces télomères courts pourraient paradoxalement offrir une protection, notamment en limitant le risque de prolifération des cellules cancéreuses.

Au-delà des aspects génétiques, le mode de vie de Maria Branyas est également considéré comme un facteur déterminant. Elle menait une existence active sur les plans mental, social et physique. Un régime alimentaire méditerranéen, riche en yaourts et autres aliments probiotiques, aurait contribué à l’équilibre de son microbiome intestinal, avec des répercussions positives sur son système immunitaire et sa santé globale.

Les scientifiques estiment que cette synergie entre facteurs génétiques et environnementaux est la clé de sa longévité exceptionnelle. Ils espèrent que ces découvertes pourront servir de biomarqueurs pour un vieillissement en bonne santé et ouvrir la voie au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à ralentir le vieillissement biologique chez l’homme.

Cette étude sur Maria Branyas constitue l’une des rares occasions d’approfondir la compréhension des voies biologiques menant à une longévité extrême. Bien que l’échantillon soit limité à une seule personne, les chercheurs soulignent l’importance de recherches à plus grande échelle pour confirmer ces résultats et élucider les mécanismes sous-jacents du vieillissement. Seuls environ 10 % des centenaires parviennent à dépasser les 110 ans, et les facteurs identifiés chez Maria Branyas – santé immunitaire, génétique particulière et mode de vie sain – pourraient expliquer cette capacité rare. Les supercentenaires, un groupe démographique en croissance, représentent une source d’indices essentiels pour comprendre comment le corps humain gère le processus de vieillissement.

Les conclusions de cette étude offrent un espoir quant à l’identification de biomarqueurs d’un vieillissement sain et au développement de thérapies futures pour améliorer la qualité de vie. La complexité des interactions entre génétique et environnement laisse présager que des recherches continues dans ce domaine permettront de percer davantage les secrets de la longévité et de faire progresser la science de la santé humaine.

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