Publié le 23 février 2026 16:31:00. Une femme de Porto est restée décédée dans son appartement pendant près de deux ans, un drame révélé seulement après que son médecin traitant n’ait pas eu de nouvelles d’elle.
Le corps d’une femme de 73 ans a été découvert le 21 janvier dans son appartement de Porto, au Portugal. Les autorités estiment qu’elle est décédée il y a environ deux ans, mais sa mort est passée inaperçue pendant tout ce temps.
L’alerte a été donnée par un médecin d’un centre de santé local, inquiet de ne pas avoir revu sa patiente diabétique depuis une longue période. En se rendant au domicile de la septuagénaire, les policiers ont fait une découverte macabre : le squelette de la femme, gisant dans son lit au milieu d’un appartement insalubre et encombré.
Selon les témoignages de voisins, la retraitée, vivant seule, avait été vue pour la dernière fois peu avant Noël 2023, lorsqu’elle avait été hospitalisée pour une intervention chirurgicale. Après son retour, plus aucun signe de vie n’avait été détecté. La plupart des habitants pensaient qu’elle avait intégré une maison de retraite.
La consternation des voisins face à ce silence
Un voisin a confié au journal « Correio da Manhã » que la femme vivait dans l’immeuble depuis environ 15 ans et qu’elle était devenue de plus en plus recluse. Quelques mois après sa disparition, les résidents avaient alerté la municipalité, constatant l’absence totale d’activité dans l’appartement. Des agents municipaux s’étaient déplacés, mais n’avaient pris aucune mesure supplémentaire.
L’électricité et l’eau ont ensuite été coupées. La boîte aux lettres de la Portugaise s’est progressivement remplie de courrier non réclamé. Aucun signalement de disparition n’a été enregistré auprès des autorités.
Cette affaire suscite l’indignation dans le quartier. Les habitants s’interrogent sur le manque de réactivité des services sociaux et des autorités, alors que la retraitée continuait apparemment à percevoir des prestations sociales.
« Où étaient tous les responsables ? »
Un voisin, cité par « Correio da Manhã »