Une analyse des services de renseignement pointe vers un risque de conflit ouvert entre l’Europe et la Russie d’ici trois ans. Si la menace russe est réelle, elle pourrait également être instrumentalisée par certains acteurs pour conserver le pouvoir.
Alors que l’on commémore l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, un scénario alarmant émerge des services de renseignement : une escalade du conflit, jusqu’à un affrontement ouvert entre l’Europe et la Russie dans les trois prochaines années. Ce délai, estimé à environ mille jours, soulève la question de la crédibilité de ces prévisions et de la nécessité de les prendre au sérieux. L’histoire récente nous a appris à ne pas sous-estimer la détermination russe, comme l’a démontré l’invasion de l’Ukraine en 2022, un événement que peu anticipaient réellement. Cette expérience devrait inciter à la plus grande prudence quant à l’avenir du conflit, qui, bien que circonscrit géographiquement pour l’instant, pourrait s’étendre aux pays baltes. Une telle généralisation marquerait alors une confrontation directe, sans zone tampon, entre la Russie et le bloc occidental.
L’impérialisme russe, une tendance historique avérée, se manifeste par une hostilité notoire envers l’indépendance des nations voisines. La Russie ne tolère leur souveraineté que dans la mesure où elle parvient à les vassaliser. L’adhésion des anciens pays du bloc de l’Est à l’Alliance atlantique ne relevait donc pas principalement d’une logique impérialiste de l’OTAN, mais plutôt d’une volonté de ces États de se prémunir contre une ingérence russe récurrente.