Publié le 17 février 2024 06:43:00. Une jeune femme a porté plainte après avoir été agressée physiquement et sexuellement dans un magasin Alkosto à Bogotá, dénonçant un manque de sécurité et une tentative de la police de la dissuader de porter plainte.
- Une dispute initiale a dégénéré en agression physique et sexuelle.
- La victime accuse Alkosto de négligence en matière de sécurité et la police de tentative d’intimidation.
- L’affaire a suscité une vive indignation sur les réseaux sociaux et l’intervention d’une sénatrice.
Une simple altercation dans un magasin Alkosto de Bogotá a pris une tournure dramatique, se transformant en une plainte pour agression physique et actes de violence sexuelle. La victime, identifiée sur les réseaux sociaux comme Juanita Bogolla Arevalo, a publiquement dénoncé les circonstances de l’agression et le manque de réaction des autorités et du personnel de l’établissement.
Selon son témoignage, tout a commencé par une dispute entre sa mère et une autre cliente concernant le passage dans un rayon. « Ma mère lui demande si elle va laisser passer, et si nous pouvons passer. Elle se retourne et lui dit de manière très agressive qu’elle passera quand elle le voudra », a raconté la jeune femme. L’arrivée des proches de l’autre cliente a rapidement envenimé la situation, aboutissant à une agression physique.
« Il m’arrache immédiatement mon téléphone portable, le jette et me donne des coups de pied dans la jambe, le bassin et les parties intimes », a-t-elle expliqué. Outre les blessures physiques, dont une égratignure au visage, la plaignante affirme avoir été victime d’insultes dégradantes devant de nombreux témoins restés passifs.
La victime critique vivement le manque de réaction du personnel d’Alkosto. « À ce moment-là, l’entrepôt n’a activé aucun protocole, personne n’est intervenu, personne n’est intervenu pour l’empêcher de continuer à nous attaquer. Seule une infirmière est arrivée… Personne ne m’a demandé comment j’allais, personne ne m’a demandé ce qui s’était passé », a-t-elle déclaré.
Elle accuse également la police métropolitaine de Bogotá d’avoir tenté de la dissuader de porter plainte. « La police est arrivée et c’était encore pire. Ils me disent que je dois me calmer, que je ne peux pas continuer à montrer ce qui se passe… que si je ne veux pas qu’elle soit capturée avec ma mère, je dois me laver le visage et enregistrer une vidéo dans laquelle je renoncerai à porter plainte contre ce sujet », a-t-elle révélé.
L’affaire a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, suscitant une vague d’indignation. De nombreux internautes appellent la victime à se rendre à la médecine légale et au parquet, craignant que les images de vidéosurveillance ne soient rapidement effacées. La sénatrice Angélica Lozano a réagi sur son compte X, exigeant des explications de la part du réseau Alkosto pour son manque d’action dans ce type de situation. « Les magasins ont beaucoup à faire face aux violences et aux attaques au sein de leurs locaux. @alkosto », a-t-elle écrit.
La sénatrice Lozano a souligné l’importance d’une réaction rapide, comparant cette affaire à des cas similaires à l’étranger, et a insisté sur la nécessité d’une surveillance efficace pour identifier et appréhender les agresseurs. Alkosto n’a pour l’instant publié aucune déclaration officielle concernant les défaillances présumées de ses protocoles de sécurité ou l’identification de l’agresseur.
@juanita_bog 🚨 Plainte publique concernant l’agression dont j’ai été victime hier soir au cours de laquelle un inconnu m’a donné des coups de pied dans le bassin et dans les parties intimes. S’il vous plaît, aidez-moi à faire passer le message pour retrouver l’agresseur et pour que @alkosto livre immédiatement les vidéos de sécurité où l’agression est clairement évidente.