Publié le 25 octobre 2025 10:30:00. Des poursuites judiciaires ont été engagées à l’encontre de plusieurs individus interpellés pour trafic et détention de stupéfiants lors d’un récent festival. Les sanctions requises par le parquet varient, allant de lourdes amendes à des peines de prison ferme.
- Sept dealers ont été expulsés du festival avec une convocation directe en justice.
- Les peines requises incluent souvent deux ans d’emprisonnement et 16 000 euros d’amende.
- Des cas de vente de drogues de synthèse, de cocaïne et de kétamine ont été rapportés.
Les arrestations ont eu lieu entre le 18 et le 24 juillet. Parmi les prévenus, le Néerlandais Michael A. a été pris en flagrant délit de vente de trois comprimés d’ecstasy pour 60 euros. Lors de la fouille, 7 autres comprimés et 105 euros en espèces ont été découverts sur lui. Les analyses ont révélé une forte concentration de MDMA dans les pilules. Michael A. a plaidé l’usage personnel, affirmant avoir agi par bêtise et avoir des entreprises prospères ne nécessitant pas d’argent liquide. Son avocat a sollicité une peine avec sursis.
Le 24 juillet, Chloé H. a été interpellée après une transaction dans des toilettes du festival. La police a contrôlé une femme qui venait d’acquérir auprès de Chloé H. une quantité importante de stupéfiants : 26 comprimés d’ecstasy, deux sachets de kétamine, trois sachets de cocaïne et un sachet de MDMA, pour un montant total de 745 euros. Chloé H. portait encore des comprimés d’ecstasy, de cocaïne et de kétamine sur elle. Elle n’était pas présente au procès, et son avocat a également demandé un sursis.
Le Brésilien Guilherme dSP a été arrêté le même jour alors qu’il échangeait une pilule d’ecstasy contre de l’argent avec un serveur. La fouille a permis de saisir 3 comprimés d’ecstasy, de la MDMA, trois buvards de LSD et 50 euros. Guilherme dSP a expliqué que le serveur était un ami et qu’ils avaient acheté la drogue pour une consommation commune, une version corroborée par le serveur. L’avocat du prévenu a tenté de faire requalifier les faits en simple « détention », mais le procureur s’y est opposé, estimant que « transmettre de la drogue, c’est aussi vendre ».
Tous les cas ne relèvent pas du trafic. Le 20 juillet, l’Italien Giacomo V. a été poursuivi pour escroquerie après avoir vendu deux sacs de sel en prétendant qu’il s’agissait de MDMA. Le parquet a requis un an de prison et 4 000 euros d’amende à son encontre.
La sentence pour l’ensemble des prévenus sera rendue le 26 novembre prochain.
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