Publié le 2025-10-14 17:11:00. Les exportations de véhicules électriques et hybrides rechargeables de la Chine ont connu une croissance fulgurante en septembre, avec le géant BYD en tête. Le constructeur chinois, déjà leader mondial, voit le Royaume-Uni devenir son marché le plus important hors de ses frontières nationales, tandis que l’Espagne se positionne comme une destination privilégiée pour sa prochaine usine européenne.
- Les exportations chinoises de véhicules à énergies nouvelles (électriques et hybrides rechargeables) ont doublé en septembre par rapport à l’année précédente.
- BYD, constructeur dominant, positionne le Royaume-Uni comme son premier marché étranger, avec une croissance spectaculaire des immatriculations.
- L’Espagne est considérée comme le lieu le plus probable pour la troisième usine européenne de BYD, grâce à ses atouts industriels et économiques.
L’Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM) a révélé une hausse de 100 % des exportations de véhicules à énergies nouvelles (NEV) en septembre, atteignant 222 000 unités. Ce chiffre est proche du record d’août (224 000 unités), confirmant une dynamique d’exportation soutenue. Sur le marché intérieur, les ventes de voitures particulières en Chine ont progressé de 11,2 % en glissement annuel, bien que ce rythme soit légèrement inférieur à celui du mois précédent.
Au cœur de cette expansion internationale, BYD s’affirme comme le fer de lance. Le groupe, fondé en 1995, a non seulement consolidé sa domination sur le marché mondial des véhicules électriques, mais il élargit également son empreinte géographique. Au Royaume-Uni, les ventes de BYD ont explosé de 880 % en septembre sur un an, faisant de la Grande-Bretagne sa principale plateforme de vente hors de Chine. En Europe, les immatriculations de BYD ont grimpé de 280 % au cours des huit premiers mois de 2025 par rapport à la même période en 2024. Cette percée s’explique par une gamme de véhicules entièrement électriques et hybrides rechargeables proposée à des prix compétitifs face aux constructeurs occidentaux.
La stratégie de BYD vise à produire localement en Europe pour contourner les barrières douanières et les mesures protectionnistes. Après l’usine en construction en Hongrie et celle prévue en Turquie pour 2026, l’Espagne est régulièrement citée comme une candidate sérieuse pour la troisième unité de production européenne. Malgré ces rumeurs, BYD qualifie ces informations de « non fondées », précisant que la priorité est donnée au lancement des deux premières usines. L’accord d’union douanière entre l’UE et la Turquie rend cette dernière éligible comme site de production européen.
L’attrait de l’Espagne pour l’industrie automobile électrique repose sur une combinaison de facteurs favorables : des coûts énergétiques bas, des infrastructures industrielles modernes et un environnement économique et politique propice. Le pays a lancé un plan de 5 milliards d’euros, soutenu par des fonds européens, pour attirer les investissements dans les batteries et les véhicules électriques. Ce plan a déjà séduit des acteurs majeurs tels que Volkswagen, Stellantis (associé à Leapmotor), Chery et CATL, leader mondial des batteries (en partenariat avec Stellantis).