Home Accueil « Vous avez ouvert un salon de massage ? 3 femmes du nord-est « victimes de violences raciales » par des voisins du sud de Delhi ; vidéo devient virale | Nouvelles de l’Inde

« Vous avez ouvert un salon de massage ? 3 femmes du nord-est « victimes de violences raciales » par des voisins du sud de Delhi ; vidéo devient virale | Nouvelles de l’Inde

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Publié le 22 février 2026 à 14h55. Trois femmes originaires de l’Arunachal Pradesh ont porté plainte après avoir été victimes d’insultes racistes et d’humiliations de la part de leurs voisins à New Delhi, suite à un banal différend concernant des travaux de réparation.

Un différend initialement mineur a dégénéré en une altercation marquée par des propos racistes et dégradants, selon les témoignages recueillis. Les victimes ont déposé une plainte au commissariat de Malviya Nagar, et une enquête est en cours.

L’incident s’est produit le 20 février, lorsqu’un électricien a été appelé pour installer un climatiseur dans l’appartement des trois femmes, situé au quatrième étage. La poussière et les débris résultant des travaux ont atterri sur le balcon des voisins, Harsh Singh et Ruby Jain, déclenchant une dispute. Rapidement, le ton est monté et les insultes ont commencé.

Dans des vidéos de l’altercation qui ont circulé sur les réseaux sociaux, on peut entendre les accusations portées contre les femmes. L’épouse de l’accusé aurait notamment demandé :

« Avez-vous ouvert un salon de massage à la maison ? »

et les aurait traitées de « momo », un terme péjoratif utilisé pour désigner les personnes originaires du nord-est de l’Inde. Elle aurait également insinué qu’elles exerçaient la prostitution, demandant si elles travaillaient dans des salons de massage pour 500 roupies (environ 5,50 €).

Les victimes ont également rapporté avoir été qualifiées de « dhandhewali » (prostituées) et avoir entendu des propos tels que « les gens du Nord-Est sont de la merde ». Harsh Singh aurait également tenu des propos désobligeants. L’une des femmes a déclaré :

« Tout le monde a entendu ce que vous avez dit à propos de mon image. Vous avez fait de fausses allégations selon lesquelles je bois de l’alcool. Allez vérifier dans ma chambre si vous y trouvez des bouteilles. »

L’agresseur aurait également tenté d’intimider les femmes en se vantant des relations de son fils :

« Vous n’avez pas de valeur. C’est le fils d’un douanier… le fils d’un homme politique. »

Un agent de police présent sur les lieux a tenté de calmer la situation. Un dépôt de plainte a été enregistré au commissariat de Malviya Nagar, en vertu des articles 79 du Code Pénal Indien (BNS) concernant l’outrage à la pudeur, 351(2) pour intimidation criminelle, 3(5) pour intention commune et 196 pour incitation à la haine fondée sur l’origine, la race ou la religion. L’article 196 ne permet pas de libération sous caution et est passible de poursuites directes. Aucune arrestation n’a été effectuée à ce jour, selon l’agence de presse PTI.

La police a indiqué qu’aucune blessure physique n’avait été signalée, mais que les plaignantes avaient subi un harcèlement moral et une humiliation. Les femmes ont exigé des excuses formelles, soulignant que les propos tenus portaient atteinte à la dignité de toute la communauté du nord-est. Elles craignent également pour leur sécurité et leur futur logement, notamment après avoir appris qu’elles pourraient devoir quitter leur appartement dans les deux mois en raison de travaux de réparation.

L’enquête se poursuit.

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