Des échanges houleux ont éclaté mardi soir lors du discours sur l’état de l’Union prononcé par le président Donald Trump, lorsque les représentantes Ilhan Omar et Rashida Tlaib ont violemment contredit ses propos sur l’immigration. Les deux élues démocrates ont accusé le président d’être responsable de la mort d’Américains, créant un moment de tension palpable au Capitole.
La confrontation a débuté après que Donald Trump ait critiqué les démocrates pour ne pas s’être levés pour applaudir lorsqu’il a affirmé que « le premier devoir du gouvernement américain est de protéger les citoyens américains, pas les étrangers en situation irrégulière ». Il a déclaré aux membres du Congrès démocrates présents : « Vous devriez avoir honte de vous-même de ne pas vous lever », tandis que le reste de l’assemblée applaudissait pendant plus d’une minute. Il a également appelé à la fin des « villes sanctuaires meurtrières » qu’il accuse de protéger des criminels.
C’est à ce moment qu’Ilhan Omar, représentante de l’État du Minnesota, a interrompu le président en criant : « Vous avez tué des Américains ! » et « Vous devriez avoir honte ! », tout en pointant du doigt vers l’estrade. Sa collègue, Rashida Tlaib, représentante du Michigan, portait une épinglette faisant référence aux dossiers Epstein non publiés et a également lancé des protestations en direction du président.
La colère des représentantes Omar et Tlaib trouve son origine dans des incidents tragiques survenus dans le Minnesota, l’État qu’Ilhan Omar représente. Deux personnes, Renée Nicole Good et Alex Pretti, ont été tuées par des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et de la Border Patrol, et les circonstances de leur décès ont été filmées. Lors de ce discours sur l’état de l’Union, Ilhan Omar avait invité quatre électeurs du Minnesota, touchés par les opérations brutales de l’ICE dans l’État, à assister à l’événement. Parmi eux se trouvait Aliya Rahman, une citoyenne américaine de Minneapolis qui a été violemment arrêtée et traînée hors de sa voiture en janvier.
Au moins huit personnes sont décédées cette année aux États-Unis, soit aux mains d’agents de l’ICE, soit alors qu’elles étaient sous la garde de cette agence.