Publié le 24 septembre 2025. Les propriétaires immobiliers envisageant de refinancer leur hypothèque avant la fin de l’année pourraient trouver la période actuelle propice. Une récente baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale, couplée à une analyse budgétaire de fin d’année, ouvre une fenêtre d’opportunité intéressante pour renégocier son prêt immobilier et réaliser des économies significatives.
- La fin de l’année 2025 pourrait être le moment idéal pour refinancer son prêt hypothécaire, notamment suite à la récente baisse des taux directeurs.
- Un recul de 0,75 % des taux est généralement considéré comme un seuil pertinent pour que le refinancement soit financièrement avantageux.
- Le choix entre un prêt à taux variable (ARM) et un prêt à taux fixe, ainsi que la durée du prêt, dépendent de l’horizon temporel du propriétaire.
Face à une conjoncture de taux plus favorable, de nombreux propriétaires songent à refinancer leur prêt hypothécaire. Cette démarche, souvent entreprise en période de ralentissement économique ou de réorganisation budgétaire, peut permettre de réduire les mensualités ou la durée du prêt. La Réserve fédérale a récemment abaissé ses taux directeurs de 0,25 point de pourcentage, alimentant les spéculations sur de futures baisses. Cependant, les experts recommandent de ne pas attendre indéfiniment une hypothétique baisse maximale pour agir.
« Nous conseillons aux personnes qui ont la possibilité de réaliser des économies grâce au refinancement d’en profiter, plutôt que d’essayer de spéculer sur le marché », explique Erik Schmitt, Consumer Direct Executive chez Chase Home Lending. Selon lui, une diminution de 0,75 point de pourcentage du taux d’intérêt est souvent le déclencheur d’un refinancement rentable. Toutefois, même des baisses plus modestes peuvent être avantageuses, surtout pour ceux dont le prêt initial est proche de 7 %.
À titre d’exemple, un prêt hypothécaire de 400 000 $ contracté à 7,25 % sur 30 ans, avec un solde restant de 395 000 $, pourrait voir ses mensualités passer de 2 729 $ à 2 497 $ en passant à un taux de 6,5 %. Cela représenterait une économie de 232 $ par mois et plus de 40 000 $ d’intérêts sur la durée restante du prêt. L’essentiel est de comparer son taux actuel avec les offres du marché et de réaliser les calculs de rentabilité.
Le coût du refinancement, généralement entre 2 % et 6 % du montant du prêt, doit être pris en compte. Des frais de dossier, d’évaluation ou d’avocat immobilier peuvent s’ajouter. Le point d’équilibre, c’est-à-dire le moment où les économies réalisées couvrent ces frais, est crucial. Si ce délai dépasse la durée pendant laquelle le propriétaire envisage de rester dans son logement, le refinancement pourrait ne pas être judicieux.
Concernant le type de prêt à privilégier, les experts distinguent plusieurs cas de figure. Pour ceux qui prévoient de déménager dans un avenir proche, une hypothèque à taux variable (ARM) pourrait être intéressante, car son taux initial est souvent inférieur à celui d’un prêt à taux fixe. Si les taux du marché diminuent, le taux de l’ARM pourra baisser également. À l’inverse, ceux qui cherchent des économies substantielles et une stabilité sur le long terme pourraient opter pour une durée de prêt plus courte, comme un prêt à taux fixe sur 15 ans. Bien que les mensualités soient plus élevées, les économies d’intérêts sur la durée totale du prêt peuvent être considérables, dépassant parfois les 360 000 $.
Il est également important de noter que le refinancement n’est pas toujours la solution optimale. Pour les propriétaires qui souhaitent simplement accéder à une partie de leur capital sans modifier leur prêt actuel, une ligne de crédit sur garantie hypothécaire (HELOC) pourrait être une alternative plus pertinente. Les HELOC, liés au taux préférentiel, peuvent offrir des taux d’intérêt plus bas si la Réserve fédérale continue de baisser ses taux. De plus, elles permettent d’accéder aux fonds sans les frais de clôture d’un refinancement complet, ce qui est particulièrement avantageux si le taux hypothécaire actuel est déjà très bas.
Enfin, la qualification pour un refinancement dépend de plusieurs critères, notamment la cote de crédit, le ratio dette/revenu, la liquidité et le montant des fonds propres. Les prêteurs privilégient généralement les emprunteurs ayant une excellente cote de crédit et au moins 20 % de fonds propres. Il est conseillé de régler ses dettes, d’éviter d’ouvrir de nouvelles lignes de crédit et de maintenir à jour sa documentation financière. Consulter un conseiller en prêt hypothécaire en amont peut aider à identifier les éventuels obstacles et à préparer au mieux sa demande.