Home International Voyage de Trump en Asie : le Japon et les États-Unis ouvrent-ils la voie à un « nouvel âge d’or » ? Les deux parties ont convenu de lancer un cadre de coopération pour les minéraux de terres rares | Dernières 24 heures | Corner International et Global

Voyage de Trump en Asie : le Japon et les États-Unis ouvrent-ils la voie à un « nouvel âge d’or » ? Les deux parties ont convenu de lancer un cadre de coopération pour les minéraux de terres rares | Dernières 24 heures | Corner International et Global

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Publié le 28 octobre 2025. Le président américain Donald Trump a entamé sa tournée asiatique par le Japon, rencontrant le Premier ministre Sanae Takaichi. Les deux dirigeants ont signé des accords sur les tarifs douaniers et les terres rares, marquant un nouveau jalon dans l’alliance nippo-américaine, tout en préparant le terrain pour des discussions cruciales avec la Chine.

  • Accord bilatéral nippo-américain sur les tarifs douaniers et un cadre de coopération pour les terres rares.
  • Le Japon cherche à projeter une continuité avec l’ère Abe, rassurant ainsi son allié américain.
  • L’accord sur les terres rares vise à contrer la domination chinoise et à sécuriser les chaînes d’approvisionnement.

Donald Trump a posé le pied au Japon le 27 octobre, première étape d’une tournée asiatique qui le mènera également en Corée du Sud. C’est la quatrième visite du président américain dans l’archipel, mais la première depuis l’arrivée de Sanae Takaichi à la tête du gouvernement japonais. Pour Takaichi, cette rencontre revêt une importance capitale : elle constitue le premier événement international majeur de son mandat et une opportunité de consolider son image en tant que successeur de Shinzo Abe, tout en renforçant les liens avec Washington.

Au cours de leur entretien le 28 octobre, les deux dirigeants ont scellé deux accords importants. Le premier concerne la mise en œuvre de l’accord tarifaire entre les deux nations, qualifié par Sanae Takaichi de « nouvel âge d’or pour l’alliance nippo-américaine ». Donald Trump a de son côté réaffirmé que le Japon était son allié le plus précieux. Le second accord établit un cadre de coopération pour sécuriser l’approvisionnement en minéraux critiques, notamment les terres rares, visant à renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement face aux potentielles pressions de la Chine.

La visite de Trump au Japon intervient alors que le président américain a déjà effectué une première étape en Malaisie, où il a signé plusieurs accords-cadres avec des pays d’Asie du Sud-Est. Cette tournée asiatique culmine avec le sommet de l’APEC en Corée du Sud, où Donald Trump devrait également rencontrer le président chinois Xi Jinping. Les échanges entre les deux puissances sont scrutés de près, notamment au regard des tensions commerciales et de la position dominante de la Chine sur le marché des terres rares.

Lors de sa rencontre avec Donald Trump, Sanae Takaichi a habilement entretenu l’image d’une continuité avec la politique de son prédécesseur, Shinzo Abe. Les observateurs japonais ont noté que le nom d’Abe revenait fréquemment dans les discussions, un clin d’œil destiné à rassurer Trump sur la solidité des relations nippo-américaines. Des cadeaux symboliques, dont des clubs de golf ayant appartenu à Shinzo Abe, ont été échangés, soulignant cette volonté de continuité.

Sécuriser les ressources : un front commun pour les terres rares

L’accord sur les terres rares entre les États-Unis et le Japon prend une dimension stratégique particulière dans le contexte actuel. La Chine, acteur dominant sur ce marché, a récemment renforcé ses contrôles à l’exportation de certains éléments critiques. Cet accord bilatéral, bien que qualifié de « cadre de coopération » plutôt que de percée majeure par le New York Times, témoigne d’une volonté commune de diversifier les sources d’approvisionnement et de réduire la dépendance vis-à-vis de Pékin. Le document de la Maison Blanche détaille la création d’un groupe de réponse rapide américano-japonais pour la sécurité de l’approvisionnement en minéraux critiques, piloté par les secrétaires à l’Énergie américain et à l’Économie, du Commerce et de l’Industrie japonais.

Les détails de la mise en œuvre, notamment la sélection des projets bénéficiant d’aides financières, devront être précisés lors d’une réunion ministérielle prévue dans les 180 jours. Ce cadre de coopération intervient alors que la Chine a récemment ajouté plusieurs éléments de terres rares, ainsi que des technologies liées à leur traitement, à sa liste de contrôle des exportations. Le Japon et les États-Unis espèrent ainsi répondre à ces restrictions et renforcer leur sécurité économique.

La question des terres rares prend une importance accrue à l’approche de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping. Si un accord récent entre les États-Unis et la Chine sur d’éventuelles taxes douanières pourrait laisser entrevoir un apaisement, la mainmise chinoise sur ces ressources stratégiques demeure une carte maîtresse dans les relations sino-américaines, comme le souligne l’Asahi Shimbun. La position finale de Pékin, notamment sur ses contrôles à l’exportation, sera déterminante.

Bien que la coopération en matière de défense n’ait pas été le sujet principal des discussions publiques entre Trump et Takaichi, le Premier ministre japonais a néanmoins fait part de son intention d’augmenter le budget de défense du Japon. Donald Trump aurait accueilli cette annonce favorablement, soulignant l’importance de l’acquisition d’équipements de défense américains par le Japon. Par ailleurs, selon un porte-parole de la Maison Blanche, Sanae Takaichi aurait exprimé l’idée de proposer Donald Trump pour le prix Nobel de la paix, une démarche qui ne manquera pas de flatter l’intéressé.

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