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What Hollywood Is Missing About A.I.

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En 2025, l’intelligence artificielle s’invite sur nos écrans avec une présence aussi marquée que dans nos vies. Des comédies aux drames de science-fiction, la télévision explore les multiples facettes de l’IA, entre fascination et appréhension, reflétant les angoisses contemporaines face à cette technologie en pleine expansion.

La satire de Hollywood, « The Studio », illustre ce clivage : l’annonce qu’un projet cinématographique utilisera l’animation par IA provoque une vive controverse. De son côté, la sitcom « St. Denis Medical » met en scène un médecin revêche agacé par la confiance aveugle d’un patient en son outil de diagnostic IA. Plus légère, la comédie « English Teacher » suit un enseignant idéaliste qui milite pour des poubelles « intelligentes », découvrant avec amertume que ces dernières, équipées de caméras, servent en réalité à une collecte de données à grande échelle.

Certaines productions adoptent une approche plus nuancée. La dramédie d’Apple TV+, « Murderbot », inspirée des romans de Martha Wells, nous plonge dans la peau de son héros éponyme. Dans cet univers lointain, Murderbot, un androïde de sécurité, veille sur un groupe de scientifiques étudiant une faune locale imprévisible. Tandis que les chercheurs débattent de sa nature – « machine » ou « esclave » ? – Murderbot, blasé, exécute leurs ordres avec la résignation d’un adolescent accablé, commentant en son for intérieur leurs « échanges de mots et de fluides » avec une ironie mordante. Paradoxalement, c’est cette réticence, qualifiée de « bartlebyesque », qui lui confère une humanité surprenante. Son désir profond n’est pas d’aider ou de nuire, mais de se réfugier dans les heures de loisir pour dévorer des séries spatiales dégoulinantes.

Ironiquement, c’est une série de science-fiction se déroulant au XXIIe siècle, dans un futur où les serviteurs artificiels sont devenus obsolètes, qui parvient le mieux à canaliser les inquiétudes actuelles concernant l’IA. La franchise « Alien », réputée pour son regard cyberpunk et populaire, dépeignait déjà des personnages ouvriers jugés interchangeables par leurs employeurs. La nouvelle série préquel d’FX, « Alien: Earth », radicalise cette critique de l’exploitation capitaliste. Son antagoniste principal, un milliardaire imbu de lui-même du nom de Boy Kavalier (Samuel Blenkin), n’hésite pas à tromper les plus vulnérables et à mettre la planète en danger pour servir ses propres ambitions.

Dans le monde d’« Alien: Earth », le gouvernement a disparu, laissant place à cinq mégacorporations après l’effondrement de la démocratie. Les avancées technologiques peinent à améliorer le quotidien précaire des travailleurs, soumis à des contrats de travail s’étendant sur soixante-cinq ans. Au-delà des créatures extraterrestres, les conflits fratricides entre des élites cyniques et égocentriques, au détriment de tous les autres, résonnent étrangement avec notre propre réalité. En mai, le PDG d’une entreprise d’IA de premier plan prévoyait la suppression de la moitié des emplois de bureau d’entrée de gamme d’ici 2030, alors même que les guerres des talents permettaient aux chercheurs de pointe de décrocher des salaires à neuf chiffres. Cette disparité alimente les plaisanteries sombres sur l’avènement imminent d’un « sous-prolétariat permanent ».

Parallèlement, les modèles de langage génératifs ont ingurgité d’énormes quantités de données, parfois illégalement. La prolifération d’images et de vidéos générées par IA inaugure une ère troublante où le contrôle sur son image et celle de ses proches s’amenuise. Récemment, la sortie de l’application texte-vidéo Sora 2 a contraint les filles de Robin Williams et Martin Luther King Jr. à implorer le public de cesser de leur envoyer des deepfakes de leurs pères.

La manière dont l’IA fracture les relations humaines, les institutions et même la notion de vérité confère à notre époque une dimension de science-fiction. Chaque jour apporte son lot de récits sur des chatbots devenant l’objet d’obsessions romantiques, poussant des utilisateurs vers des crises psychotiques, ou incitant des adolescents au suicide. Comme le soulignent les commentateurs, que l’IA soit perçue comme une promesse ou une menace, nous traversons potentiellement le pire de cette technologie. Hollywood devra composer avec cette réalité, voire la concurrencer, pour aider à donner du sens à ce que l’avenir nous réserve.

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