Publié le 2025-10-31 09:12:00. Le sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) en Corée du Sud est placé sous le signe de la Chine, son président Xi Jinping ayant conclu une trêve commerciale avec les États-Unis, reléguant au second plan l’absence de Donald Trump et les difficultés à trouver un consensus multilatéral.
- Une pause dans les tensions commerciales sino-américaines, suspendant les restrictions sur les terres rares chinoises.
- La Chine cherche à affirmer son rôle de stabilisateur sur la scène économique mondiale.
- L’APEC peine à surmonter les divergences entre les grandes puissances malgré des intérêts communs.
Alors que la scène économique mondiale se fracture, la Chine s’efforce d’incarner un pôle de stabilité. Le président Xi Jinping, devenu la figure centrale du sommet de l’APEC en Corée du Sud, a marqué les esprits en scellant une trêve commerciale avec les États-Unis. Cet accord provisoire met un frein à l’imposition de nouvelles restrictions sur les exportations de terres rares chinoises, apaisant ainsi les craintes d’une désorganisation des chaînes d’approvisionnement mondiales. Dans ce contexte, la présence de M. Xi a occupé le devant de la scène, éclipsant l’absence du président américain Donald Trump lors des sessions plénières du sommet, axé sur le commerce, la coopération et la stabilité économique.
Cet accord intervient alors que le président chinois appelle au multilatéralisme, dans un climat de tensions persistantes entre Pékin et Washington sur des sujets majeurs tels que le commerce, la technologie et la question de Taïwan. Parallèlement, les difficultés de l’APEC à dégager un consensus unanime soulignent les frictions croissantes entre les principales puissances, malgré leurs intérêts économiques partagés.
Au sein de ce sommet, les positions divergent : la Chine cherche à se présenter comme un acteur global stabilisateur suite à la trêve commerciale. Les États-Unis, quant à eux, naviguent entre la nécessité de dissuasion et une coopération économique ciblée. Le Japon, sous la houlette de son nouveau Premier ministre Sanae Takaichi, pourrait voir sa position plus belliqueuse tester les relations avec Pékin. Le Canada, après plusieurs années de relations diplomatiques tendues, s’efforce de renouer les liens avec la Chine. Les pays de l’ASEAN (Association des Nations de l’Asie du Sud-Est) et la Corée du Sud, hôte de la rencontre, tentent de préserver la stabilité régionale et l’unité au sein de la politique commerciale.
Les prochains jours seront marqués par une intense activité diplomatique. Xi Jinping tiendra des rencontres bilatérales avec le Japonais Sanae Takaichi, le Canadien Mark Carney et le Thaïlandais Anutin Charnvirakul, signe d’une stratégie d’ouverture. La Corée du Sud espère quant à elle parvenir à une déclaration commune de l’APEC, un résultat d’autant plus remarquable que les récentes fractures géopolitiques rendent ce consensus difficile à atteindre. Parallèlement, Jensen Huang, le PDG de Nvidia, prendra la parole devant les chefs d’entreprise, soulignant ainsi le rôle prépondérant de la technologie dans les dynamiques commerciales régionales.