Publié le 22 février 2026. Le directeur des politiques au Secrétariat présidentiel, Kim Yong-beom, a plaidé pour une refonte de la politique du logement en Corée du Sud, en mettant l’accent sur la nécessité de stabiliser à la fois le marché immobilier et la solidité financière des ménages.
Kim Yong-beom a souligné la nécessité d’une approche progressive pour réduire l’effet de levier des investissements immobiliers, tout en veillant à ne pas créer de pénurie de logements. Il a mis en avant l’importance d’une expansion parallèle de l’offre locative, notamment via des programmes publics et des baux à long terme.
Dans un message publié sur sa page Facebook, intitulé « L’ordre du crédit public et le marché du logement », Kim Yong-beom a affirmé que le problème du logement n’est pas tant un problème de prix qu’un problème structurel.
Il a critiqué le système actuel où les bénéfices réalisés grâce à l’investissement immobilier sont privés, tandis que les risques liés à un éventuel ralentissement du marché sont socialisés.
« Les bénéfices en période de reprise sont la propriété privée, mais les pertes en période de ralentissement peuvent se propager à la société dans son ensemble à travers la détérioration de la solidité des institutions financières et une contraction du crédit »
Kim Yong-beom, directeur des politiques au Secrétariat présidentiel
Pour modifier cette situation, Kim Yong-beom a suggéré de signaler clairement une orientation vers une réduction progressive de l’endettement à des fins d’investissement. Il a évoqué des mesures telles que la diminution progressive du LTV (Loan-to-Value, rapport prêt/valeur) pour les prêts immobiliers multiples, ainsi que des structures d’échéances de prêt différenciées.
« L’important est de réorganiser la structure des attentes »
Kim Yong-beom, directeur des politiques au Secrétariat présidentiel
Le directeur des politiques a insisté sur la nécessité de combiner cette réduction de l’endettement avec une augmentation de l’offre locative stable, notamment en développant les locations publiques et semi-publiques, et en proposant des financements à long terme à taux fixe pour l’acquisition de logements. Il a souligné que ces solutions pourraient constituer une alternative pour les jeunes et les ménages ordinaires.
Kim Yong-beom a averti qu’une simple réduction de l’endettement, sans garantie institutionnelle de la stabilité du logement à moyen et long terme, pourrait engendrer davantage d’inquiétudes. Il a souligné que l’effet de levier des investisseurs multiples a joué un rôle important dans la demande de nouveaux logements et dans l’offre de logements locatifs, et qu’il est donc crucial de trouver des solutions alternatives pour compenser la réduction de cet effet de levier.
En conclusion, Kim Yong-beom a réaffirmé que la politique du crédit doit évoluer vers une structure qui soutient à la fois la stabilité résidentielle et la solidité financière, plutôt que d’amplifier les spéculations.
« Ce n’est pas le moment de débattre des prix, mais le moment de clarifier les principes du crédit »
Kim Yong-beom, directeur des politiques au Secrétariat présidentiel
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