Publié le 3 octobre 2025. Moscou met en garde contre une escalade des tensions avec Washington en cas de livraison de missiles Tomahawk à l’Ukraine. Vladimir Poutine dénonce par ailleurs l’attitude européenne et réaffirme la position russe sur le conflit.
- La Russie avertit que la fourniture de missiles de croisière Tomahawk à l’Ukraine mènerait à une « détérioration qualitative » des relations russo-américaines.
- Vladimir Poutine affirme que de telles livraisons ne modifieraient pas l’avantage russe sur le champ de bataille.
- Le président russe ironise sur les drones observés en Europe, déclarant qu’il n’en enverrait pas en France ou au Danemark.
Lors d’un débat international à Sotchi, Vladimir Poutine a fermement mis en garde contre les conséquences de la fourniture de missiles de croisière Tomahawk à l’Ukraine par les États-Unis. Selon lui, cette éventualité signifierait « une nouvelle tension de scène complètement nouvelle et qualitative, y compris la relation entre la Russie et les États-Unis », une déclaration relayée par le président russe.
« Nous ne changerons pas le champ de bataille de l’avantage russe », a-t-il assuré, dénonçant une potentielle « augmentation des prix du pétrole » imputée aux actions américaines et européennes sur l’économie mondiale. Il a également tenu à répondre aux inquiétudes européennes concernant la situation militaire, s’exprimant avec une pointe d’humour sur les récents signalements de drones non identifiés au-dessus du continent. « Je ne le serai pas. Je n’enverrai pas de drones en France, au Danemark ou à Copenhague. Où les autres pays volent-ils ? » a-t-il déclaré, sans plus de précisions sur la provenance des appareils.
Le président russe a par ailleurs remercié la Chine, l’Inde et la Corée du Nord pour leurs « efforts sincères » visant à résoudre la crise ukrainienne. Concernant une éventuelle conversation avec l’ancien président américain Donald Trump, Poutine a indiqué être ouvert à un tel échange, déclarant aimer « le cycle de choc » de ses prises de parole et pouvoir l’écouter.
En réaction, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié l’invasion par des drones de l’OTAN de « signal d’expansion russe », soulignant ainsi une interprétation différente des événements.