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Zelensky dit que les États-Unis poussent « trop souvent » l’Ukraine, et non la Russie, à des concessions | Guerre Russie-Ukraine

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé son espoir de voir des négociations de paix avec la Russie se tenir la semaine prochaine, avec les États-Unis comme médiateur, tout en avertissant contre une pression excessive sur Kiev pour qu’elle fasse des concessions. Il a appelé ses alliés à fournir des garanties de sécurité fermes et durables.

À retenir

  • Volodymyr Zelensky espère des négociations de paix sous l’égide américaine, mais insiste sur le besoin de garanties de sécurité claires pour l’Ukraine.
  • Il critique le fait que les appels à des concessions soient trop souvent adressés uniquement à Kiev, et non à Moscou.
  • Zelensky souligne l’importance d’une participation européenne plus active aux pourparlers et met en garde contre une répétition des erreurs commises avant la Seconde Guerre mondiale.

Contexte

S’exprimant lors de la Conférence annuelle sur la sécurité de Munich, Zelensky a souligné que des discussions préliminaires entre l’Ukraine et la Russie, facilitées par Washington, ont eu lieu à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis. Ces échanges, bien que qualifiés de constructifs par les deux parties, n’ont pour l’instant pas permis de percée significative. Une nouvelle réunion est prévue cette semaine à Genève, en Suisse.

Le dirigeant ukrainien a exprimé son souhait que ces négociations trilatérales soient « sérieuses, substantielles » et « utiles pour nous tous », tout en reconnaissant un certain désalignement dans les approches des différentes parties. « Honnêtement, on a parfois l’impression que les deux parties parlent de choses complètement différentes », a-t-il déclaré.

Zelensky a également déploré le manque de représentation européenne à la table des négociations, qu’il juge une « grave erreur ». Il a réaffirmé que la paix ne peut être durable que si elle est fondée sur des garanties de sécurité solides, soulignant que l’absence d’un tel système conduit inévitablement à une reprise des hostilités.

Ce qui change

L’une des questions les plus épineuses reste la demande russe de retrait complet des troupes ukrainiennes de la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, actuellement sous contrôle russe. L’Ukraine refuse un retrait unilatéral et exige en contrepartie des garanties de sécurité occidentales pour dissuader une nouvelle agression russe.

Les États-Unis auraient proposé une garantie de sécurité de 15 ans après la fin du conflit, mais Kiev souhaiterait un engagement sur une période de 20 ans ou plus. Le président Zelensky a également noté que Vladimir Poutine s’oppose à toute présence de troupes étrangères en Ukraine, estimant que cela compromettrait la dissuasion contre une éventuelle reprise des hostilités.

Zelensky a insisté sur la nécessité pour la Russie d’accepter une mission de surveillance du cessez-le-feu et un échange de prisonniers de guerre, estimant que la Russie détient actuellement environ 7 000 soldats ukrainiens, tandis que Kiev détient plus de 4 000 soldats russes.

Le président ukrainien a également reconnu ressentir une certaine pression de la part de Donald Trump, qui l’a exhorté à saisir l’opportunité de faire la paix et à « bouger ». Il a appelé à une action plus énergique de la part des alliés de l’Ukraine, notamment par le biais de sanctions plus sévères et d’une augmentation des livraisons d’armes.

Zelensky a estimé que Trump a le pouvoir de contraindre Poutine à déclarer un cessez-le-feu et « doit le faire ». Un cessez-le-feu serait, selon les responsables ukrainiens, une condition préalable à l’organisation d’un référendum sur tout accord de paix, qui pourrait être organisé en même temps que les élections nationales.

Enfin, Zelensky s’est dit surpris par la modification de la délégation russe aux pourparlers de Genève, y voyant un signe de la volonté de Moscou de retarder toute décision.

Prochaines étapes

Les négociations trilatérales à Genève, prévues les 26 et 27 février, seront cruciales pour évaluer la volonté réelle des parties à parvenir à un accord. L’évolution de la composition de la délégation russe et les déclarations de Zelensky suggèrent une certaine méfiance quant à l’engagement de Moscou. Il faudra surveiller de près les réactions de la Russie aux demandes ukrainiennes de garanties de sécurité et de surveillance du cessez-le-feu.

Chiffres clés

  • 7 000 : Nombre approximatif de soldats ukrainiens détenus par la Russie.
  • 4 000+ : Nombre de soldats russes détenus par l’Ukraine.
  • 15 ans : Durée de la garantie de sécurité proposée par les États-Unis (selon Zelensky).
  • 20+ ans : Durée de la garantie de sécurité souhaitée par l’Ukraine.

Sources

Discours de Volodymyr Zelensky à la Conférence annuelle sur la sécurité de Munich, 17 février 2024.

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