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Zuckerberg défend Meta lors de son procès pour potentiel de dépendance

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Los Angeles – Le fondateur de Meta, Mark Zuckerberg, a été confronté à un interrogatoire serré devant un tribunal californien dans le cadre d’un procès potentiellement historique. Une jeune femme de 20 ans accuse Instagram et d’autres plateformes de réseaux sociaux d’avoir délibérément conçu leurs services pour créer une dépendance chez les utilisateurs, entraînant des problèmes de santé mentale.

Au cœur des accusations, l’obsession des plateformes pour maximiser le temps passé par les utilisateurs en ligne. Des documents internes de Meta, révélés au cours du procès, mentionnent des objectifs d’augmentation du temps quotidien passé sur les plateformes, visant 46 minutes d’ici 2026. Zuckerberg a cependant précisé qu’il s’agissait de « valeurs d’orientation » pour la direction, et non d’objectifs contraignants.

La plaignante, identifiée uniquement par ses initiales KGM, affirme que sa dépression et son anxiété sont directement liées à son utilisation intensive des réseaux sociaux, débutée durant son enfance. Elle vise notamment le système de défilement infini des contenus, conçu pour retenir l’attention des utilisateurs le plus longtemps possible.

Le procès cible également Google (via sa plateforme YouTube) et Instagram, filiale de Meta. Les observateurs juridiques considèrent cette affaire comme un test crucial pour des milliers de plaintes similaires en attente aux États-Unis. Une décision défavorable pour les entreprises pourrait remettre en question leurs stratégies de défense actuelles.

Zuckerberg a admis que des utilisateurs de moins de 13 ans accèdent à Instagram, en violation des conditions d’utilisation de la plateforme. Il a expliqué que la détection de ces comptes était initialement tardive, et que les comptes étaient supprimés une fois identifiés. En 2015, Instagram comptait environ quatre millions d’utilisateurs de moins de 13 ans, selon un document interne présenté au tribunal. Zuckerberg a reconnu que les contrôles d’âge n’avaient pas évolué aussi rapidement qu’espéré, tout en affirmant que la situation est désormais « au bon niveau ».

Meta conteste fermement toute responsabilité quant au potentiel addictif de ses produits. Dans un communiqué, l’entreprise a déclaré que le jury devra déterminer si Instagram a joué un rôle significatif dans les problèmes de santé mentale de la plaignante, soulignant qu’elle « a été confrontée à de nombreux défis importants et difficiles bien avant d’utiliser les médias sociaux ». Les avocats de Meta ont également avancé que les problèmes de santé mentale de KGM étaient liés à des maltraitances et à une situation familiale instable.

Par ailleurs, Meta met en avant les mesures de protection mises en place pour les jeunes utilisateurs, notamment des comptes spécifiques pour adolescents et des outils de contrôle parental renforcés.

YouTube, de son côté, se défend en affirmant que la plaignante n’est pas dépendante de sa plateforme et qu’il ne s’agit pas d’un réseau social au sens strict, mais plutôt d’un service de diffusion en continu comparable à Disney+ ou Netflix. Selon les données présentées, KGM a utilisé YouTube en moyenne 29 minutes par jour entre 2020 et 2024.

Snapchat et TikTok avaient initialement été inclus dans la plainte, mais ont finalement été écartés grâce à des accords de règlement.

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