Publié le 24 octobre. Le gouvernement sud-coréen a assoupli sa politique de prêts hypothécaires en adaptant le ratio prêt/valeur (LTV) pour les prêts de refinancement et les prêts pour les locations de type « jeonse ». Cette décision vise à apaiser le mécontentement des citoyens face aux récentes mesures restrictives et à éviter de nouvelles perturbations dans le secteur immobilier.
Le gouvernement sud-coréen a annoncé une mesure d’exception concernant le ratio prêt/valeur (LTV) pour les prêts hypothécaires liés au logement. Cette décision, qui prend effet le 27 octobre, revient sur le renforcement du LTV à 40% et rétablit le seuil de 70% pour l’ensemble de Séoul et 12 régions de la province de Gyeonggi, spécifiquement pour les prêts de refinancement.
Cette décision fait suite aux « Mesures immobilières 10/15 », annoncées précédemment, qui avaient resserré les conditions d’accès au crédit immobilier. Le LTV avait été abaissé de 70% à 40% dans les zones réglementées, transformant les prêts de refinancement – utilisés par les ménages pour bénéficier de taux d’intérêt plus bas – en un fardeau financier.
En effet, les emprunteurs qui avaient contracté un prêt avec un LTV de 70% se voyaient contraints de rembourser 30% du capital restant dû en une seule fois pour pouvoir refinancer leur prêt, une situation jugée absurde face aux économies d’intérêts réalisées. Face à cette polémique grandissante, les autorités financières ont décidé de considérer les prêts de refinancement comme des exceptions, permettant ainsi de maintenir le LTV initial lors de la demande, même dans les zones soumises à réglementation.
« Étant donné que les prêts de refinancement ne peuvent pas être utilisés pour acheter de nouvelles maisons, nous avons décidé de minimiser les désagréments pour les consommateurs réels. »
Un haut responsable de la Commission des services financiers
Malgré cet ajustement, les conséquences des mesures du 15 octobre continuent de se faire sentir, notamment dans le marché de l’immobilier neuf. L’application d’une réglementation LTV renforcée aux acomptes et frais de déménagement pour les projets de rénovation a ralenti les ventes. De plus, une baisse du LTV pour les paiements intermédiaires, essentiels au financement des constructions, pourrait engendrer des difficultés de financement et potentiellement raviver des conflits avec les syndicats, rappelant l’épisode de Dunchon Jugong en 2022.
La confusion régnait également concernant l’application du LTV aux prêts pour les locations de type « jeonse ». Suite aux mesures du 15 octobre, le secteur bancaire avait interprété l’application d’un LTV de 40% pour ces prêts dans les zones réglementées, suscitant des inquiétudes quant à la capacité des propriétaires à rembourser les cautions des locataires. Les autorités financières ont rapidement clarifié la situation, précisant qu’un LTV de 70% serait maintenu pour les contrats de location conclus avant le 27 juin, quelle que soit la zone géographique. Cette disposition est considérée comme une exception au renforcement de la réglementation LTV.
Ces ajustements interviennent dans un contexte de hausse des taux d’intérêt et de critiques croissantes quant à l’efficacité des politiques de prêt. Les autorités financières semblent ainsi vouloir rectifier le tir, reconnaissant que certaines mesures pouvaient pénaliser les ménages et les primo-accédants.