Publié le 30 octobre 2025. Treize individus impliqués dans l’opération « Empire » ont été reconnus coupables de blanchiment d’argent et d’autres infractions dans la Région de l’Araucanie. Les peines prononcées, allant de la liberté surveillée intensive à des peines privatives de liberté assorties d’avantages, témoignent de la gravité des faits qui se sont étalés sur près d’une décennie.
- 13 personnes condamnées dans le cadre de l’opération « Empire ».
- Des délits variés incluant le blanchiment d’argent, l’association de malfaiteurs et l’escroquerie.
- Sanctions allant de la liberté surveillée intensive à des peines de prison avec sursis.
L’affaire, instruite par le ministère public, concerne une série d’infractions fiscales et criminelles commises entre 2016 et 2025. Les condamnés, dont l’identité reste confidentielle, ont plaidé coupable dans le cadre d’une procédure abrégée, reconnaissant leur responsabilité dans les faits qui leur étaient reprochés. Le blanchiment d’argent, l’association de malfaiteurs en tant qu’auteurs ou complices, ainsi que des escroqueries consommées ou tentées figurent parmi les chefs d’accusation.
Les délits se sont étendus à la fourniture intentionnellement erronée de données au Service des impôts internes (SII) lors de la déclaration de début d’activité. Ils ont également été reconnus coupables d’obtention frauduleuse de crédits bancaires, d’usurpation d’identité, de contrefaçon et d’usage frauduleux d’un instrument public, entre autres infractions.
La juge Leticia Rivera, du Tribunal de Garantie de Temuco, a précisé les peines individuelles de chacun des treize condamnés. Six d’entre eux devront purger des peines de prison supérieures à trois ans et un jour, mais bénéficieront d’un régime de semi-liberté ou d’autres aménagements. Les sept autres condamnés, dont les peines sont inférieures à trois ans, seront placés en liberté surveillée intensive.
En plus des peines de prison ou de surveillance, les treize personnes condamnées se voient interdire d’exercer des fonctions publiques pendant la durée de leur peine, pouvant aller jusqu’à trois ans. Pour ceux condamnés à plus de trois ans et un jour d’emprisonnement, une interdiction absolue et perpétuelle des droits politiques a été prononcée.
Parallèlement, l’enquête se poursuit concernant d’autres individus impliqués dans cette affaire.