Publié le 2025-10-07 11:39:00. À l’occasion de son 40e anniversaire, le Mondial du Lion Crédit Mutuel accueille une marraine d’exception en la personne de Marie Tabarly. Navigatrice renommée, elle apporte un regard unique sur le lien entre l’homme et son environnement, qu’il soit marin ou équestre.
- Marie Tabarly, navigatrice et comportementaliste équin, est la marraine de l’édition 2025 du Mondial du Lion.
- Elle voit de nombreux parallèles entre la navigation au long cours et le concours complet d’équitation.
- Tabarly souhaite partager son expérience pour inspirer et célébrer la connexion entre l’homme, l’animal et la nature.
Celle qui a récemment remporté l’Ocean Globe Race en temps réel à bord de Jolie Duick, incarne une figure de proue alliant sport, nature et transmission. Forte de son parcours atypique, mêlant éthologie équine et expéditions maritimes, Marie Tabarly partage une vision singulière des connexions fondamentales qui unissent le cavalier à sa monture, le navigateur à son embarcation, et plus largement, l’être humain à son milieu.
Interrogée, Marie Tabarly se présente comme navigatrice, mais souligne également son passé de comportementaliste équin, formée à l’éthologie. « J’ai alterné toute ma vie entre l’équitation et la voile, deux univers exigeants, chronophages, parfois coûteux… mais essentiels pour moi », confie-t-elle. Son expérience la plus récente, l’Ocean Globe Race, s’est déroulée entre septembre 2023 et avril 2024 à bord de Pen Duick VI. Cette course mythique, disputée dans les conditions de 1973 (sans GPS ni moyens de communication modernes), a vu son équipage remporter la victoire en temps réel, le « Line Honors ».
Le parcours de Marie Tabarly témoigne d’une passion précoce pour les animaux et la mer. Elle raconte avoir commencé par l’éthologie et la rééducation de chevaux « compliqués ». Un déclic est survenu lors d’une formation aux États-Unis, lui permettant d’atteindre enfin la connexion recherchée avec les équidés. Parallèlement, la mer a toujours été une constante : « Quand je n’étais pas à cheval, je naviguais. Les deux se sont longtemps complétés », explique-t-elle. Il n’y a pas eu de moment charnière unique, mais plutôt une alternance constante entre ces deux univers.
Pour Marie Tabarly, les similitudes entre une course au large et une épreuve de concours complet sont frappantes. Elle compare la durée d’une course, qui peut s’étendre sur sept ou huit mois, à un « concours complet grandeur nature ». La première étape, comme la descente de l’Atlantique, équivaut à une « reprise de dressage solide ». Les mers du Sud, avec leurs conditions extrêmes, représentent le « cross », l’épreuve physique par excellence. Enfin, la remontée de l’Atlantique, avec un équipage fatigué et un bateau éprouvé, s’apparente à l’épreuve d’obstacles, exigeant lucidité et absence de fautes. Dans les deux disciplines, le succès repose sur une progression par étapes et une relation de confiance instaurée avec le partenaire, qu’il soit cheval ou bateau.
L’expertise double de Marie Tabarly lui permet de percevoir de nombreux parallèles entre le monde équestre et la navigation. Au-delà du sport, elle considère ces deux disciplines comme des « arts » : l’art équestre et l’art de la navigation. Ces pratiques requièrent une culture et une vision globale. Monter à cheval, comme naviguer, mobilise les cinq sens, l’intuition et le ressenti. « Sentir le vent, la houle, le bateau », explique-t-elle, est comparable à « sentir » son cheval. Le rapport de finesse est également similaire, que ce soit dans la gestion de la bouche du cheval ou de la barre du bateau. La remise en question permanente est une autre constante, car « la nature – mer ou cheval – a toujours raison ».
L’acceptation du rôle de marraine pour le Mondial du Lion s’est faite naturellement pour Marie Tabarly, qui avait déjà apprécié l’événement l’année précédente. Elle évoque une « grande fierté » et un engouement pour le concours complet, une discipline qu’elle a peu pratiquée mais qui la fascine, notamment en raison de la culture équestre anglaise qu’elle connaît bien. Pour elle, accompagner le Mondial du Lion, une référence mondiale, était une évidence.
Concernant la transmission, pilier de ses projets, Marie Tabarly ne se voit pas détenir un grand message à délivrer. Elle espère avant tout que son parcours puisse inspirer certaines personnes. Pour elle, la transmission est une question de rencontre et d’ouverture. Elle conclut en adressant un message simple aux participants et spectateurs : « Merci et bravo. Profitez à fond de ce moment, de cette journée passée au contact des chevaux et de la nature. C’est une belle fête, et c’est ce qu’il faut en retenir. Chaque jour est une célébration ! »