Publié le 11 octobre 2025. Une maison de repos à Bogor, en Indonésie, est au cœur d’une enquête policière suite à des allégations de séquestration d’une employée, déclenchée par la diffusion virale d’une vidéo montrant des résidents réclamant sa libération. L’affaire a pris une nouvelle tournure avec la démission d’autres salariées traumatisées par les événements.
Un incident troublant a éclaté dans une maison de repos située dans le nord de la ville de Bogor, en Indonésie, attirant l’attention du public et des autorités. Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux a révélé une scène inhabituelle : un groupe de résidents se présentant devant l’établissement pour exiger la libération d’une employée nommée Marta, qu’ils soupçonnent d’avoir été retenue captive par la direction.
Une vidéo virale déclenche l’intervention
La séquence, diffusée en ligne, montre des résidents s’adressant avec insistance au personnel de sécurité pour obtenir la libération de Marta. « Cet enfant qui est dans la pièce, s’il vous plaît, laissez-le sortir en premier. L’enfant qui est retenu captif, laissez-le sortir en premier », peut-on entendre dans l’enregistrement.
Selon les explications fournies par la sécurité de l’établissement, une vingtaine de personnes se seraient présentées vers 1h00 du matin pour réclamer la jeune femme. L’arrivée des forces de l’ordre a permis de calmer la situation et d’assurer la prise en charge de la victime présumée pour un examen plus approfondi.
Cinq employées démissionnent après une nuit de tensions
Les événements n’ont pas pris fin avec cette première intervention. Dans la soirée du même jour, d’autres résidents sont retournés à l’établissement pour récupérer plusieurs autres employées toujours sur place. Après environ une heure et demie de discussion, les cinq salariées ont exprimé leur souhait de démissionner et de rentrer chez elles avec leurs proches.
Le père Kristo, représentant des familles, a exprimé sa gratitude envers la direction de la fondation pour avoir permis le retour de ces employées. L’avocat des salariées, Francisco de Tango, a expliqué que cette décision de démissionner était motivée par le traumatisme subi suite aux événements de la veille. « Lorsque ces jeunes ont été témoins de l’incident d’hier, elles ont vécu un certain traumatisme », a-t-il précisé.
Des allégations de mauvais traitements et de torture
Le père Kristo a révélé que le différend initial, qui aurait conduit à la séquestration présumée, serait parti d’un motif futile, tel qu’une plaisanterie entre collègues concernant un repas. Ce petit incident aurait été rapporté à la direction, qui aurait réagi de manière jugée disproportionnée et inhumaine par la suite.
Des accusations de torture ont également été formulées. « Il y a des allégations de torture parce que l’une des enfants semblait boiter, marcher à moitié morte, parce qu’on lui a dit de sauter 300 fois et qu’elle a été gardée dans sa propre chambre », a déclaré le père Kristo. Deux employées seraient concernées par ces allégations, l’une d’elles étant hospitalisée et ayant subi une autopsie.
La police ouvre une enquête
Les autorités policières ont rapidement pris en charge l’affaire. Le chef de la section des enquêtes criminelles de la police de Bogor, AKP Aji Riznaldi, a confirmé que des investigations étaient en cours et que des auditions de témoins avaient débuté dès le vendredi soir. À ce stade, quatre personnes avaient été interrogées.
La police examine également la possibilité d’autres actes criminels. « Sur la base du rapport, nous avons mené une enquête et il s’est avéré qu’une personne a été déclarée enfermée dans une pièce parce qu’elle avait commis une erreur dans son travail », a indiqué le responsable policier.
De son côté, le chef de la police du district de Bogor Nord, Enjo Sutarjo, a confirmé la réception d’un signalement de la victime concernant la séquestration présumée, ajoutant que « s’il n’y avait pas eu d’abus, il n’y aurait pas eu d’abus ».
Les allégations de violence font l’objet d’une enquête
Bien qu’aucun rapport officiel n’ait encore documenté de violences physiques, la police enquête activement sur ces allégations. « En ce qui concerne les abus présumés, nous enquêtons toujours car après avoir été arrêtée, la victime a été immédiatement transportée à l’hôpital, nous ne pouvons donc pas demander plus d’informations », a expliqué AKP Aji Riznaldi.
Les résultats de l’autopsie pratiquée sur l’une des victimes sont attendus pour confirmer l’étendue des blessures subies. La police a assuré que l’enquête se poursuivrait afin de faire toute la lumière sur les faits de séquestration et de violence allégués au sein de cette maison de repos.