Home Économie 56% des jeunes pensent que cela est associé au fait de toujours recevoir de mauvaises nouvelles

56% des jeunes pensent que cela est associé au fait de toujours recevoir de mauvaises nouvelles

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Publié le 23 février 2026 à 09h43. Une enquête révèle qu’une proportion croissante de jeunes de la génération Z souffre d’une peur irrationnelle du téléphone, un phénomène qui commence à impacter leur parcours professionnel et qui pousse certaines entreprises à revoir leurs méthodes de communication.

La génération Z, élevée à l’ère du smartphone, semble paradoxalement développer une aversion pour les appels téléphoniques. Selon une étude récente, 23 % des jeunes ne répondent jamais au téléphone, un chiffre qui inquiète les employeurs et les incite à trouver des solutions.

Ce phénomène, baptisé « téléphobie », se manifeste par une anxiété réelle, pouvant entraîner des symptômes physiques tels que des palpitations, des nausées ou des difficultés de concentration. Casey Halloran, PDG d’une agence de voyages en ligne, témoigne des difficultés rencontrées : « Nous avons suivi des formations approfondies, offert des incitations, accompagné nos représentants expérimentés lors d’appels et même fait appel à un psychologue d’entreprise. Après plus de deux ans, nous sommes presque prêts à abandonner et à privilégier les SMS et le chat en ligne plutôt que de continuer à lutter contre cette réticence. »

L’origine de cette peur semble liée à l’habitude de communiquer par écrit, via SMS, e-mails ou réseaux sociaux. Ces modes de communication asynchrones permettent de prendre le temps de réfléchir et de formuler une réponse, contrairement à l’immédiateté d’un appel téléphonique. Comme l’explique l’anthropologue Zoia Tarassova,

« Cela reflète une lassitude plus large face à l’immédiateté et à l’urgence, où les gens sont fatigués de la culture du harcèlement et de l’obsession de l’efficacité. Les gens se rebellent discrètement contre cette immédiateté en prenant leur temps pour répondre à ces appels. »

Par ailleurs, 56 % des jeunes interrogés associent les appels téléphoniques à la réception de mauvaises nouvelles, un sentiment renforcé par la prolifération des fraudes téléphoniques et des appels indésirables. Une étude récente confirme cette tendance.

Face à ce problème, des initiatives sont prises. Le Collège de Nottingham au Royaume-Uni a mis en place des ateliers pour aider les étudiants à surmonter leur téléphobie. Lix Baxter, conseillère universitaire, souligne :

« L’anxiété liée au téléphone est un problème que nous rencontrons fréquemment. »

Ces ateliers consistent en des simulations d’appels téléphoniques, permettant aux étudiants de gagner en confiance et de s’habituer à cette forme de communication. L’objectif est de leur apprendre à planifier leurs appels, à écouter attentivement leur interlocuteur et à s’exprimer clairement et concisement, tout en étant préparés à faire face à des situations imprévues.

Les exercices pratiques incluent des mises en situation réelles, comme la réservation d’un voyage ou la commande d’un repas à emporter, des actions désormais facilitées par internet et qui contribuent à l’abandon des appels téléphoniques.

Images | Ogtech en Midjourney

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