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Trump ordonne à Israël d’arrêter de bombarder Gaza alors que le Hamas accepte en partie le plan de paix

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Publié le 2025-10-04 08:23:00. Le président américain Donald Trump a demandé à Israël de cesser ses bombardements sur la bande de Gaza, suite à l’annonce par le Hamas de son acceptation partielle d’un plan de paix. Ce plan vise à mettre fin à près de deux ans de conflit et à obtenir la libération des otages restants.

  • Le Hamas a accepté certains aspects du plan, se disant prêt à libérer les otages et à déléguer le pouvoir, mais souhaite de nouvelles consultations pour d’autres points.
  • Donald Trump a salué cette annonce, appelant Israël à un arrêt immédiat des bombardements pour garantir la sécurité des otages.
  • Malgré cette ouverture du Hamas, des désaccords subsistent sur des points cruciaux comme le désarmement du mouvement, exigence clé d’Israël.

La décision du président américain intervient alors que le Hamas a déclaré avoir accepté certains éléments d’une proposition visant à mettre un terme à l’hostilité. Selon un communiqué, le groupe palestinien serait disposé à libérer les otages et à transférer le pouvoir à d’autres instances palestiniennes. Cependant, des divergences persistent sur d’autres volets du plan, nécessitant des discussions approfondies au sein des factions palestiniennes, comme l’ont suggéré de hauts responsables du Hamas.

La réaction du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est voulue mesurée. S’il a indiqué qu’Israël était prêt à étudier la « première étape » du plan, faisant allusion à la libération des captifs, son bureau a tenu à préciser que l’État hébreu restait déterminé à atteindre ses objectifs, sans combler les « écarts potentiels » avec le Hamas. Ces déclarations soulignent la complexité de la situation et les négociations encore en cours.

Sur les réseaux sociaux, Donald Trump s’est montré optimiste, estimant que le Hamas était « prêt pour une paix durable ». Il a martelé l’urgence d’un arrêt immédiat des bombardements israéliens : « Israël doit immédiatement arrêter le bombardement de Gaza, afin que nous puissions sortir les otages en toute sécurité et rapidement ! En ce moment, il est beaucoup trop dangereux de le faire. Nous sommes déjà en discussion sur les détails pour être élaborés », a-t-il écrit.

Le Hamas a précisé que les dispositions relatives à l’avenir de Gaza et aux droits des Palestiniens devaient être déterminées par une « position palestinienne unanime », en accord avec d’autres factions et le droit international. Le communiqué du Hamas n’a par ailleurs pas abordé la question du désarmement, une demande israélienne primordiale contenue dans la proposition américaine.

Les efforts de cessez-le-feu suscitent un élan d’espoir

Donald Trump semble particulièrement désireux de voir les combats cesser et les otages revenir avant le deuxième anniversaire de l’attaque du 7 octobre 2023. Les principaux médiateurs, l’Égypte et le Qatar, ont accueilli favorablement ces avancées. Majed Al Ansari, porte-parole du ministère des Affaires étrangères qatari, a confirmé que les discussions sur le plan allaient se poursuivre. Un porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a également exhorté toutes les parties à « saisir l’opportunité de mettre fin au conflit tragique à Gaza ». De son côté, le président français Emmanuel Macron a estimé que « la libération de tous les otages et un cessez-le-feu à Gaza sont à portée de main ! ».

L’organisation représentant les familles des otages israéliens a souligné que la demande de Donald Trump pour l’arrêt des combats était « essentielle pour prévenir des dommages graves et irréversibles aux otages ». Elle a appelé Benjamin Netanyahu à « commencer immédiatement des négociations efficaces et rapides pour ramener tous nos otages à la maison ».

Le plan Trump : fin des combats et libération des otages

Auparavant, Donald Trump avait lancé un ultimatum au Hamas, lui intimant d’accepter l’accord avant dimanche soir, sous peine d’une offensive militaire d’une ampleur sans précédent. « S’il n’y a pas d’accord de dernière chance, tout l’enfer, comme personne n’en a jamais vu, se déchaînera contre le Hamas », avait-il prévenu. Il avait ajouté : « Il y aura une paix au Moyen-Orient dans un sens ou dans l’autre. »

Ce plan, dévoilé par Donald Trump en présence de Benjamin Netanyahu, prévoyait initialement que le Hamas libère les 48 otages restants – dont une vingtaine seraient encore en vie – sous trois jours. Le mouvement palestinien devait également renoncer au pouvoir et se désarmer.

En contrepartie, Israël devait cesser son offensive, se retirer d’une grande partie du territoire, libérer des centaines de prisonniers palestiniens et permettre un afflux d’aide humanitaire et une éventuelle reconstruction. Les projets de déplacement d’une partie de la population de Gaza vers d’autres pays auraient été abandonnés. Le territoire, peuplé par environ deux millions de Palestiniens, aurait été placé sous gouvernance internationale, potentiellement sous la supervision de Donald Trump lui-même et de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Ce plan ne prévoyait cependant aucune perspective de réunification avec la Cisjordanie occupée dans le cadre d’un futur État palestinien. Si les Palestiniens aspirent à la fin de la guerre, nombre d’entre eux considèrent cette proposition, ainsi que les initiatives américaines antérieures, comme fortement orientées en faveur d’Israël.

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