Home Santé Les cas de cancer chez les jeunes adultes montent en flèche dans le SUS, souligne un site Internet

Les cas de cancer chez les jeunes adultes montent en flèche dans le SUS, souligne un site Internet

0 comments 67 views

Publié le 12 octobre 2025. Une hausse alarmante des diagnostics de cancers chez les adultes de moins de 50 ans a été observée au Brésil entre 2013 et 2024. Cette tendance, désormais plus fréquente chez les jeunes actifs, soulève des inquiétudes majeures parmi les experts de la santé.

  • Le nombre de cas de cancer chez les adultes de moins de 50 ans a grimpé de 284 % au sein du Système de Santé Unifié (SUS) brésilien, passant de 45 506 en 2013 à 174 938 en 2024.
  • Les cancers du sein, du col de l’utérus et colorectaux figurent parmi les tumeurs en croissance la plus rapide dans cette tranche d’âge.
  • Des facteurs liés au mode de vie, tels qu’une alimentation déséquilibrée, la sédentarité et l’obésité, sont fortement suspectés d’être à l’origine de cette augmentation précoce.
  • Le manque de dépistage adapté aux jeunes adultes contribue à un diagnostic tardif et à un pronostic souvent plus sévère.
  • Les professionnels de santé appellent à une révision des protocoles de dépistage pour mieux inclure les personnes de moins de 50 ans.

Les données, compilées par le média G1 à partir des informations du DataSUS, révèlent un changement préoccupant dans le profil épidémiologique du cancer. Traditionnellement associé au vieillissement, il touche désormais de plus en plus des individus en pleine période productive de leur vie. Cette tendance n’est pas unique au Brésil, des études montrant une augmentation significative des cas précoces aux États-Unis et au Royaume-Uni, où ils représentent jusqu’à 20 % des nouveaux diagnostics annuels.

Parmi les diagnostics en forte hausse, le cancer du sein se distingue particulièrement chez les femmes de moins de 50 ans. L’oncologue Samuel Aguiar, du centre de lutte contre le cancer A.C.Camargo, souligne que plus de 90 % des tumeurs colorectales, par exemple, sont liées à l’alimentation, à la sédentarité et à l’obésité, les cas héréditaires ne représentant que 5 %. La génération actuelle, exposée dès l’enfance à une consommation accrue d’aliments ultra-transformés et à un stress constant, semble développer des risques auparavant typiques de tranches d’âge plus avancées. Cette évolution entraîne des diagnostics de plus en plus précoces, souvent aggravés par un manque de culture préventive et des délais de prise en charge.

Une femme effectuant une mammographie pour dépistage du cancer du sein.
La mammographie est une stratégie de dépistage du cancer (Image : yacobchuk/iStock)

Malgré cette réalité épidémiologique, les protocoles de santé publique tardent à s’adapter. Selon la docteure Sumara Abdo, médecin nucléaire à l’Institut National du Cancer (INCA), les programmes de dépistage ciblent encore majoritairement les personnes de plus de 50 ans. Elle alerte sur la nécessité de modifier ces protocoles, car « la réalité a changé. Nous avons déjà des preuves que les tumeurs telles que les tumeurs du sein et colorectales ont augmenté bien avant cet âge. »

Un médecin montre un modèle anatomique du côlon.
Le cancer colorectal est l’une des préoccupations majeures (Image : Nouvelle Afrique/Shutterstock)

Face à cette évolution, la prévention et le diagnostic précoce restent les armes les plus efficaces. Adopter une hygiène de vie saine, incluant une alimentation riche en fibres, fruits et légumes, une activité physique régulière et une réduction de la consommation d’aliments ultra-transformés et d’alcool, est crucial. De plus, consulter un professionnel de santé dès l’apparition de symptômes tels qu’une perte de poids inexpliquée, la présence de sang dans les selles, l’apparition de nodules persistants ou une fatigue extrême est essentiel pour une détection et une prise en charge rapides, optimisant ainsi les chances de succès du traitement.

Une personne choisit une pomme plutôt que des beignets.
Adopter une alimentation saine est un pilier de la prévention (Image : Ekaterina Chizhevskaya / Istock)

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.