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Crises de goutte après une augmentation d’un AVC au cours de la première semaine

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Publié le 2025-10-16 12:59:00. Une étude révèle que les crises de goutte surviennent fréquemment chez les patients victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC), souvent au niveau du membre affecté par le déficit, signalant une hyperuricémie jusqu’alors méconnue.

  • Près de 4 % des patients hospitalisés pour un AVC développent une crise de goutte.
  • L’apparition survient en moyenne 6,3 jours après l’AVC, principalement dans le membre atteint de paralysie (parétique).
  • Plus de la moitié des cas révèlent une goutte ou une hyperuricémie diagnostiquée pour la première fois lors de l’événement cérébral.

Une nouvelle analyse de données, combinant une cohorte monocentrique et une revue systématique d’études incluant 13 722 patients, met en lumière l’incidence et les caractéristiques des poussées de goutte survenant durant l’hospitalisation suite à un AVC aigu. Ces crises, représentant une complication post-AVC notable, surviennent chez 4 % des patients. Leur apparition est concentrée dans une fenêtre de risque précoce, avec un délai moyen de 6,3 jours après l’événement cérébral, une période qui justifie une vigilance particulière dans les soins hospitaliers de routine.

Les hommes constituent la majorité des patients touchés par ces crises de goutte post-AVC, qui sont également plus fréquentes après un AVC ischémique qu’hémorragique. Un défi diagnostique majeur réside dans le fait que les deux tiers des poussées affectent le membre parétique, rendant la déclaration de la douleur plus difficile chez des patients déjà fragilisés. De plus, la présence fréquente de délire et d’aphasie chez ces patients complique davantage l’évaluation clinique au chevet. Il est important de noter que plus de la moitié de ces poussées correspondent à des diagnostics de goutte ou d’hyperuricémie révélés à cette occasion. Ceci souligne l’intérêt d’un dépistage systématique par des analyses de laboratoire en cas de gonflement articulaire ou de monoarthrite aiguë suite à un AVC.

Ces observations impliquent une nécessité accrue de surveillance dans les services de neurologie et de médecine interne. L’apparition de nouvelles douleurs ou gonflements articulaires, en particulier dans le membre affecté par l’AVC, devrait inciter à un dosage de l’acide urique sanguin et à un examen articulaire approfondi. Une prise en charge rapide de l’inflammation peut se faire par des traitements anti-inflammatoires, tels que la colchicine, qui a démontré son efficacité dans la résolution des symptômes. Une gestion accélérée des crises de goutte pourrait également s’inscrire dans une stratégie globale de prévention secondaire après un accident vasculaire cérébral ischémique, compte tenu du lien potentiel entre inflammation systémique et risque vasculaire. Une coordination entre les équipes de neurologie, de médecine hospitalière et de rhumatologie est recommandée pour standardiser les protocoles d’évaluation et assurer un suivi adéquat des patients présentant une hyperuricémie nouvellement diagnostiquée avant leur sortie de l’hôpital.

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