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Le DOH pose une question simple sur Covid dans les maisons de retraite

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Publié le 2025-10-18 00:05:00. Cinq ans après le début de la pandémie de COVID-19, le ministère de la Santé de l’État de New York refuse de se prononcer sur une directive controversée de mars 2020 qui avait conduit au transfert de milliers de patients infectés vers des maisons de retraite. Cette réticence suscite l’inquiétude quant à la volonté de l’institution d’analyser ses actions passées et de tirer des leçons pour l’avenir.

  • Le ministère de la Santé a esquivé une question directe sur la conformité de sa directive de mars 2020 aux consignes fédérales de l’époque.
  • La directive de mars 2020 a obligé les maisons de retraite à accepter des patients positifs au COVID-19 sortant de l’hôpital, entraînant une corrélation statistique avec une augmentation des décès dans ces établissements.
  • Des responsables actuels du ministère ont travaillé sous l’administration précédente, rendant peu crédible l’argument d’une absence de connaissance ou d’analyse des décisions passées.

La réponse du ministère, par le biais d’une lettre signée par son avocate générale Kathy Marks, a été de suggérer que les questions relatives à la directive du 25 mars 2020 soient adressées à d’« anciens responsables ». Cette position est jugée préoccupante par ceux qui espéraient une auto-évaluation rigoureuse de la gestion de la crise sanitaire. La directive en question, publiée lors de la première vague dévastatrice du virus à New York, a conduit au transfert de plus de 9 000 patients en maison de retraite avant d’être annulée six semaines et demie plus tard.

À l’époque, l’ancien gouverneur Andrew Cuomo et d’autres responsables, dont l’ancien commissaire à la Santé Howard Zucker, avaient défendu la mesure comme une nécessité pour désengorger les hôpitaux. Ils avaient également affirmé que cette politique était conforme, voire dictée par, les directives fédérales du CDC (Centers for Disease Control and Prevention) et des Centers for Medicare & Medicaid Services (CMS). Cependant, cette interprétation a été contestée, notamment par l’auteur de l’article, qui souligne que les recommandations fédérales insistaient sur la mise en place de protocoles d’isolement stricts (« précautions liées à la transmission ») que de nombreux établissements n’étaient pas en mesure de respecter.

Récemment, deux élus, le sénateur d’État Gustavo Rivera (démocrate) et le représentant américain Michael Lawler (républicain), ont interpellé le commissaire actuel à la Santé, James McDonald, pour obtenir des éclaircissements. Ils espéraient que McDonald profiterait de cette occasion pour analyser les pressions complexes exercées sur les décideurs en temps de crise, faire preuve d’empathie envers les victimes et leurs familles, et détailler les mesures futures pour prévenir des tragédies similaires. Il aurait également pu corriger la désinformation propagée par l’ancienne administration et restaurer la crédibilité du ministère.

Au lieu de cela, l’excuse avancée par le ministère, consistant à renvoyer les questions à d’anciens responsables, est jugée peu recevable. De nombreux employés du ministère ayant servi sous Howard Zucker et Andrew Cuomo travaillent encore aujourd’hui, y compris au sein de l’équipe de direction exécutive de James McDonald. La gouverneure actuelle, Kathy Hochul, était également une figure de « l’ancienne administration », ayant été choisie par Cuomo comme colistière.

L’article conclut sur l’idée que la préparation aux pandémies nécessite une analyse honnête des erreurs passées, au-delà des changements d’administration. Un examen approfondi de la réponse de l’État au coronavirus est nécessaire pour tirer des leçons et améliorer la gestion des crises futures. Le rapport commandé par la gouverneure Hochul est jugé insuffisant à cet égard. La tentation de traiter des questions fondamentales comme des « patates chaudes politiques » et de rejeter la responsabilité sur le passé est considérée comme la plus grande erreur.

Bill Hammond est chercheur principal à l’Empire Center pour la politique de santé.

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