Publié le 2025-11-01 08:55:00. L’ancienne cheffe du groupe parlementaire BSP-Gauche Unie, Natalia Kiselova, a annoncé sa démission, estimant qu’un consensus avait été atteint et qu’il n’y avait plus lieu de polariser au sein de l’Assemblée nationale. Elle a défendu sa démarche comme visant à rétablir la confiance et le pluralisme, tout en dénonçant une proposition dangereuse de république semi-présidentielle.
- Natalia Kiselova a démissionné après qu’un accord a été trouvé au sein du Conseil de gestion conjoint, estimant son rôle de médiation terminé.
- Elle a justifié sa présence au parlement par la volonté de faire entendre les préoccupations du BSP-Gauche Unie et de retrouver l’esprit du parlementarisme.
- Kiselova a fermement rejeté l’idée d’une république semi-présidentielle, la qualifiant de dangereuse pour l’État.
S’exprimant sur la chaîne BNT, Natalia Kiselova a précisé les raisons de son retrait. Elle a souligné que les discussions menées au sein du BSP-Gauche Unie portaient sur des sujets cruciaux tels que la « règle suisse » et la deuxième année de congé de maternité. Pour elle, il ne s’agissait pas de se contenter de siéger, mais d’agir concrètement sur les dossiers importants. Elle a également mentionné les élections à Pazardjik, les considérant comme une opportunité, tout en reconnaissant des tensions existantes. Sa présence au présidium, selon elle, visait à apaiser ces tensions sans pour autant susciter de « drame ».
L’objectif principal de Kiselova au parlement était, selon ses termes, de permettre à l’Assemblée nationale de fonctionner dans un climat de pluralisme et de restaurer la confiance entre les partenaires politiques. Elle a réfuté les accusations de Borissov, leader du GERB, qui lui reprochait d’assister à de nombreuses fêtes locales. Elle a précisé n’avoir participé qu’à la fête de la Rose dans sa ville natale de Kazanlak, dénonçant une attaque personnelle visant à détourner l’attention des véritables enjeux.
Face à la colère de certains membres de gauche concernant le report de dossiers importants, Kiselova a notamment cité le renouvellement de la composition du SJC (Conseil supérieur de la magistrature) et de l’Inspection, estimant que les citoyens « veulent justice ». Elle a également écarté la notion de trahison, affirmant recevoir un soutien constant qui témoigne d’une évaluation positive de son action. « Ma présence au parlement a pour but d’aider le groupe parlementaire à se comporter avec dignité et de montrer que nous ne sommes pas des partenaires juniors », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’un groupe politique qui n’est pas impuissant est souvent la cible de critiques (« Seuls les arbres fruitiers sont dénoyautés »).
Kiselova a insisté sur le pluralisme politique au sein de son parti, déconseillant de le qualifier d’impuissant trop hâtivement. Elle s’est dite particulièrement préoccupée par la proposition d’instaurer une république semi-présidentielle, qu’elle a jugée périlleuse pour l’organisation de l’État et qui, selon elle, ne devrait pas être soulevée. L’objectif en politique devrait être d’améliorer la vie des citoyens, et non de se mettre en scène sur les réseaux sociaux.
Concernant la capacité de l’Assemblée nationale à mener à bien son mandat, Kiselova a souligné que la responsabilité principale incombait au GERB-SDS.
Désormais simple députée, Natalia Kiselova a affirmé avoir retrouvé le temps de partager des moments conviviaux, comme prendre un café avec des amis.