Publié le 2025-11-04 13:00:00. Une nouvelle étude américaine met en lumière le lien entre activité physique et santé cérébrale, suggérant qu’une marche modérée pourrait significativement ralentir le déclin cognitif, même en présence de marqueurs de la maladie d’Alzheimer.
- Une étude longitudinale menée sur 14 ans par des chercheurs du Mass General Brigham Hospital a suivi 296 personnes âgées de 50 à 90 ans.
- Les participants qui marchaient davantage montraient un déclin cognitif plus lent et une accumulation plus tardive de protéine tau, même s’ils présentaient un taux élevé d’amyloïde dans le cerveau.
- L’activité physique, même à un niveau inférieur aux recommandations habituelles, semble offrir des bénéfices protecteurs contre la progression des troubles cognitifs.
L’étude, dont les conclusions ont été publiées dans la prestigieuse revue « Nature Medicine », a analysé la fréquence des pas des participants à l’aide de podomètres, couplée à des évaluations annuelles de leurs performances cognitives et à des examens cérébraux par tomographie par émission de positons (TEP) pour mesurer les niveaux de protéines amyloïde et tau. Ces protéines sont considérées comme des marqueurs importants de la maladie d’Alzheimer.
Les résultats sont particulièrement encourageants : si une quantité élevée d’amyloïde au départ est associée à un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer, le niveau d’activité physique semble jouer un rôle protecteur. Les chercheurs ont constaté que, parmi les personnes présentant ces marqueurs, celles qui marchaient le plus bénéficiaient d’un ralentissement de leur déclin cognitif et d’un retard dans l’accumulation de protéine tau. L’étude précise même que le déclin cognitif a été retardé en moyenne de 3 ans chez les personnes effectuant entre 3 000 et 5 000 pas par jour, et de 7 ans pour celles parcourant entre 5 000 et 7 000 pas quotidiens. Ces chiffres sont notables, sachant que la norme souvent citée pour un mode de vie sain est de 10 000 pas par jour.
« Il est encourageant de constater que les résultats montrent que même de petites quantités d’exercice apportent des bénéfices. »
Dr Wai-Ying Wendy Yau, co-auteure de l’étude