Home Santé « Je suis passée à côté de ce symptôme : je vais mourir à 31 ans d’un cancer du côlon »

« Je suis passée à côté de ce symptôme : je vais mourir à 31 ans d’un cancer du côlon »

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Une Américaine de 31 ans a partagé un témoignage poignant sur Reddit, révélant qu’elle est atteinte d’un cancer du côlon en phase terminale après avoir ignoré pendant trois ans des saignements rectaux par peur de subir une coloscopie. Son histoire met en lumière une tendance inquiétante : l’augmentation des cas de cancer colorectal chez les jeunes adultes.

La jeune femme, vivant à Washington, a raconté son parcours sur le réseau social sous le pseudonyme tea4vendetta. « Je vais mourir d’ici un an. J’ai du sang dans les selles depuis 3 ans et j’ai un cancer du côlon. J’avais trop peur de subir une coloscopie et maintenant j’ai un cancer en phase terminale. C’est ma faute », a-t-elle confié, selon le site Top Santé. Elle expliquait ne pas avoir d’antécédents familiaux particuliers et se considérait trop jeune pour être concernée par cette maladie.

Face à ce diagnostic, elle a choisi de ne pas entreprendre de traitements lourds. « J’ai commis une erreur mais maintenant je dois prendre des décisions. Je ne vais chercher aucun traitement. Tout traitement ne fera que prolonger ma vie plutôt que de la sauver. Je veux que ma dernière année d’existence soit positive », a-t-elle écrit. Son message, empreint de regrets et de lucidité, est un appel à la vigilance : le sang dans les selles ne doit jamais être négligé, quel que soit l’âge.

Les médecins utilisent le terme de rectorragie pour désigner la présence de sang dans les selles, sur le papier toilette ou dans la cuvette. Si cette situation est souvent liée à des hémorroïdes, des fissures anales ou de la constipation, elle peut également signaler une tumeur, une maladie inflammatoire de l’intestin ou des polypes colorectaux. Dans environ 95 % des cas, l’origine du saignement se situe au niveau du côlon, du rectum ou de l’anus.

L’Assurance Maladie précise qu’il est crucial de distinguer les situations d’urgence de celles qui nécessitent une consultation rapide :

  • Appel d’urgence : saignement abondant, malaise, pâleur importante, rythme cardiaque accéléré, voire vomissements sanglants.
  • Consultation rapide : saignements répétés, alternance de diarrhée et de constipation, douleurs abdominales, fatigue ou perte de poids.

En France, le cancer colorectal touche environ 45 000 personnes chaque année et est responsable de 18 000 décès, ce qui en fait le deuxième cancer le plus mortel. L’âge reste le principal facteur de risque : 94 % des cas sont diagnostiqués après 50 ans, mais les antécédents familiaux, le tabac, l’obésité, la consommation d’alcool, la viande rouge et la charcuterie jouent également un rôle.

Un dépistage gratuit est proposé par l’Institut national du cancer et l’Assurance Maladie : un test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles tous les deux ans, pour les personnes âgées de 50 à 74 ans. Cependant, en cas d’apparition de symptômes tels que des saignements, une consultation médicale est nécessaire pour envisager une coloscopie. Cet examen permet de visualiser l’intérieur du côlon, de détecter et de retirer les polypes avant qu’ils ne se transforment en cancer. Détecté à un stade précoce, ce cancer est curable dans 90 % des cas. Pour cette jeune Américaine, la peur de l’examen a eu des conséquences tragiques ; pour d’autres, une prise en charge rapide peut changer la donne.

Selon l’American Cancer Society, un cas de cancer colorectal sur cinq concerne désormais des personnes de moins de 55 ans, contre un sur dix en 1995. Les chercheurs pointent du doigt l’environnement, les facteurs génétiques et un dépistage encore insuffisant.

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