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Avis | Le chef des espions personnels du président

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L’indépendance des services de renseignement américains est remise en question par les agissements de Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national (DNI). Accusée d’ingérence politique et de tentatives d’étouffer des alertes, elle suscite de vives inquiétudes au sein du Congrès et parmi les experts.

La situation s’est envenimée cette semaine avec la révélation, par le Wall Street Journal, qu’un lanceur d’alerte avait déposé une plainte contre Gabbard en mai 2025. Cette plainte, qui concerne des actions de la DNI, aurait été intentionnellement bloquée par la directrice, avant d’être finalement transmise aux huit principaux dirigeants du Congrès mercredi, après six mois de pressions bipartisanes.

« Notre client a demandé que cela soit transmis au Capitole. C’est la loi. C’est ce que Tulsi Gabbard aurait dû faire », a déclaré un représentant du lanceur d’alerte, sans être nommé.

L’équipe de Gabbard a démenti toute fondement à cette plainte, mais même si elle était infondée, le fait d’avoir tenté de la dissimuler est considéré comme sans précédent. Par ailleurs, le sénateur Ron Wyden a exprimé ses profondes préoccupations au directeur de la CIA concernant les activités de Gabbard.

Ces accusations interviennent après une intervention controversée de Gabbard en Géorgie, où elle s’était rendue la semaine dernière pour assister à une perquisition du FBI dans un centre électoral, suite aux contestations de l’élection présidentielle de 2020 par Donald Trump. Elle aurait alors appelé le président et mis le combiné en haut-parleur pour s’adresser directement aux agents sur place.

« C’était une élection truquée. Tout le monde sait maintenant qu’ils l’ont découvert. Les gens seront bientôt poursuivis pour ce qu’ils ont fait », aurait-elle déclaré, selon des sources.

Selon Kathleen Kingsbury, rédactrice en chef du Times Opinion, « Ce n’est pas ainsi que notre système fonctionne. Cela injecte de la politique dans une situation déjà très politique. »

En outre, il a été révélé que les enquêtes sur les élections de 2020, y compris celles concernant Porto Rico, occupaient une part importante du travail de Gabbard. Des critiques s’interrogent sur la pertinence d’une telle implication pour la directrice du renseignement national. L’année dernière, elle avait également licencié un avocat éminent du bureau de l’inspecteur général et nommé l’un de ses propres conseillers, une décision jugée contraire à la loi par certains démocrates.

Ces actions soulèvent des questions sur l’indépendance des agences de renseignement et les risques potentiels pour la démocratie et la sécurité nationale des États-Unis.

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