Les données de suivi en ligne, intégrées à des codes invisibles sur des sites web, sont de plus en plus scrutées par les autorités européennes. Une nouvelle enquête de l’Autorité de contrôle des données de Hambourg a révélé que Meta, la société mère de Facebook et Instagram, collecte illégalement des données personnelles d’utilisateurs européens via des outils de pistage.
L’enquête, menée en collaboration avec d’autres autorités européennes de protection des données, a mis en évidence que Meta utilise des « pixels Facebook » et d’autres technologies pour suivre le comportement des internautes sur des sites tiers, même lorsque ces derniers ne sont pas connectés à Facebook ou Instagram. Ces données sont ensuite utilisées à des fins publicitaires ciblées.
Selon l’Autorité de contrôle des données de Hambourg, cette pratique viole le Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’Union européenne, qui exige un consentement explicite des utilisateurs avant la collecte de leurs données personnelles. L’autorité a ordonné à Meta de cesser immédiatement cette collecte illégale et a menacé d’imposer des sanctions financières importantes en cas de non-conformité.
Meta a déclaré qu’elle coopère avec les autorités européennes et qu’elle prend des mesures pour se conformer au RGPD. Cependant, l’entreprise a également souligné qu’elle estime que ses pratiques de collecte de données sont conformes à la loi et qu’elle se défendra contre les accusations portées à son encontre.
Cette enquête intervient dans un contexte de renforcement de la réglementation en matière de protection des données en Europe. Les autorités européennes sont de plus en plus déterminées à faire respecter le RGPD et à protéger la vie privée des citoyens européens face aux pratiques de collecte de données des grandes entreprises technologiques.