Publié le 8 février 2024 01:48:00. Une infirmière californienne a été interrogée par le Bureau de l’Ordre des infirmières agréées (BRN) après un incident mineur survenu avec un patient, illustrant les défis auxquels le personnel soignant peut être confronté en matière de documentation et de responsabilité.
- Une infirmière en soins intensifs a méticuleusement documenté une irritation cutanée sur un patient.
- Des mois plus tard, elle a été convoquée par le BRN, accusée de négligence envers ce même patient.
- La documentation complète de l’infirmière a finalement prouvé son innocence et a même suscité une offre d’emploi du BRN.
L’histoire, racontée anonymement par une ancienne infirmière de 72 ans de Californie, met en lumière l’importance cruciale d’une documentation précise et détaillée dans le domaine médical. L’infirmière travaillait dans une unité de cardiologie très fréquentée de la Bay Area. Dans le cadre de ses fonctions, elle était parfois appelée à assister d’autres services, comme la radiologie interventionnelle, pour surveiller des patients pendant des procédures.
L’incident en question s’est produit lorsqu’elle a pris le relais d’une collègue pour surveiller un patient. Après avoir remis le patient au lit, elle a complété son dossier, incluant une note d’évolution pour le médecin. Constatant une irritation cutanée, elle a rédigé une nouvelle fiche de soins, précisant la nature de la plainte et sa localisation exacte. Elle a même pris une photo Polaroid de la zone affectée, avec un ruban à mesurer pour évaluer la taille de l’irritation. À la fin de son quart de travail, elle a informé l’équipe suivante et son superviseur de cet incident.
Plusieurs mois plus tard, l’infirmière a été convoquée au bureau du directeur des soins infirmiers de l’hôpital, en présence d’un représentant du Bureau de l’Ordre des infirmières agréées (BRN). Elle a été interrogée sur l’incident de la jambe du patient. Elle a immédiatement demandé la présence de son représentant syndical. Pendant l’entretien, elle a présenté le dossier complet, incluant le schéma de traitement de la peau qu’elle avait réalisé.
« Le représentant du BRN essayait de me faire dire que j’avais négligé ce patient, mais à la fin de la séance, après lui avoir montré l’ensemble du dossier (elle n’avait jamais lu le tableau avant cette réunion !), elle m’a en fait demandé si j’envisagerais d’accepter un emploi au BRN en tant qu’enquêteur ! J’ai dit merci beaucoup, mais l’État n’a pas les moyens de me payer et je suis parti. »
Anonyme, 72 ans, Californie
L’infirmière a découvert que personne d’autre au service n’avait enregistré d’informations supplémentaires concernant cet incident pendant le séjour du patient. La documentation méticuleuse qu’elle avait fournie a finalement prouvé son innocence et a même conduit le représentant du BRN à lui proposer un emploi. L’infirmière a poliment refusé, estimant que l’État ne pouvait pas se permettre de la rémunérer.