Publié le 10 février 2026 08h15. Malgré une contestation interne virulente, le Premier ministre britannique Keir Starmer a survécu à une tentative de déstabilisation et s’apprête à remanier son équipe à Downing Street, tout en se préparant à un déplacement diplomatique important en Allemagne.
- Keir Starmer a fait face à des appels à la démission émanant de membres de son propre parti, notamment du leader travailliste écossais Anas Sarwar.
- Soutenu par son cabinet, il a réaffirmé sa détermination à rester en poste et a annoncé des changements organisationnels au sein de son équipe.
- Le Premier ministre doit se rendre à la Conférence de Munich sur la sécurité à la fin de la semaine.
La position de Keir Starmer a été fragilisée par la controverse entourant Peter Mandelson et les critiques concernant son leadership. Anas Sarwar, leader du Parti travailliste écossais, a publiquement demandé à M. Starmer de démissionner, craignant que les troubles à Downing Street ne nuisent aux chances de son parti de déloger le Parti national écossais (SNP) lors des élections de mai à Holyrood. Cette prise de position, la plus élevée au sein du parti, a mis en lumière les divisions internes.
Lors d’une réunion tendue du Parti travailliste parlementaire à Westminster, M. Starmer a fermement réfuté les accusations et a affirmé sa volonté de continuer à diriger le pays. Il a déclaré avec force :
« J’ai gagné tous les combats auxquels j’ai participé. »
Keir Starmer, Premier ministre britannique
Il a insisté sur le fait qu’il n’était « pas prêt à s’en aller », bénéficiant du soutien visible de nombreux députés réticents à se joindre à M. Sarwar dans ses appels à la démission.
L’absence d’une mobilisation générale des députés pour le forcer à partir suggère que la crise immédiate pourrait être écartée. Cependant, l’opposition conservatrice n’a pas manqué de saisir l’occasion pour critiquer le Premier ministre. Kemi Badenoch, leader conservatrice, a estimé dans le Daily Telegraph que M. Starmer devrait démissionner, le jugeant « incapable d’accomplir les tâches essentielles d’un Premier ministre ».
Pour apaiser les tensions et renforcer son équipe, M. Starmer a déjà procédé à des nominations intérimaires. Vidhya Alakeson et Jill Cuthbertson ont été promues chefs d’état-major conjoints, suite au départ de Morgan McSweeney. Il devra également nommer un nouveau chef des communications après la démission de Tim Allan, et des sources indiquent que Chris Wormald, le plus haut fonctionnaire britannique, devrait quitter son poste dans les prochains jours.
Alors que la situation interne semble se stabiliser, M. Starmer se concentre désormais sur les enjeux internationaux. Il se rendra à la Conférence de Munich sur la sécurité à la fin de la semaine, où les discussions devraient être dominées par les préoccupations concernant l’avenir de l’alliance transatlantique et les défis géopolitiques actuels.